ZOO

Prosper-Bobik

couverture de l'album Prosper-Bobik

Éditeur : L'école des loisirs

Scénario : Maurice SendakDessin : Maurice Sendak

Public : De 3 à 8 ans

Prix : 13.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

5.0

Dessin

4.0

Né le 10 juin, comme son auteur, Prosper-Bobik n’a jamais fêté son anniversaire, ni partagé de moment joyeux avec ses parents. À leur mort, l’adorable tante Héloïse recueille le porcelet orphelin et lui fait découvrir un amour familial inespéré. Pourtant, la candeur du jeune cochon entraîne un grand dérapage dans un superbe album !

Prosper-Bobik est né de parents déprimants. À ses huit ans, il les voit prendre de l’embonpoint, si bien que ces derniers sont mangés. Recueilli par sa tante Héloïse, il commence une nouvelle vie. Alors que cette dernière lui prépare déjà son anniversaire, avec gâteau et déguisement, le petit cochon est tellement excité qu’il organise en cachette une grande fête : bonjour les dégâts !

Le jeune Prosper-Bobik nourrit l’espoir de partager un moment amusant avec de nouvelles connaissances. Le lecteur assiste alors à la progression inévitable d’une très grosse bêtise. En trois minutes de soirée, la situation a dégénéré et les invités porcins, « ivres de thé », se sont emparés des lieux sans aucune retenue. Ces porcs, dont les déguisements « humains » ne suffisent pas à masquer leur indélicatesse, renforcent l’injustice qui s’empare du vulnérable Prosper-Bobik...

Le dessin de Maurice Sendak, vivant, délicat et coloré, accompagne avec intensité un texte à la sonorité mélodieuse. En effet, une lecture à voix haute de l’album en révèle le rythme, le dynamisme et la poésie. Par ailleurs, les masques, les décors fragiles, et le grand nombre de figurants évoquent une pièce de théâtre, autour d’un personnage émouvant et attachant, qui semble même réaliser des apartés.

Quand il a écrit cet ouvrage, Maurice Sendak était en train de perdre l’un de ses amis. Une peine incarnée par le récit : le jeune protagoniste est un être profondément malheureux. Toutefois, au-delà de la tragédie livrée par l’album, il est important d’y ressentir l’espoir : le porcelet est décidé à prendre sa vie en main palliant la défaillance des adultes.

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