ZOO

Ce qu'il faut de terre à l'Homme (Février 2016)

couverture de l'album Ce qu'il faut de terre à l'Homme

Éditeur : Dargaud

Scénario : Martin VeyronDessin : Martin Veyron

Genres : Récit de vie

Public : À partir de 12 ans

Prix : 19.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.5

Dessin

4.0

Un intendant chargé de surveiller les terres de sa riche cliente trouble la paix d'un village moujik... Avec finesse et poésie, cette bande dessinée adaptée d’une nouvelle de Tolstoï narre la trajectoire d’un paysan, qui après avoir ramené un semblant d’équilibre sera dévoré par l'appât du gain. Une adaptation superbe !

Dans un petit village russe, Pacôme vit modestement mais parvient sans problème à subvenir aux besoins de sa famille. Venu de la ville, son beau-frère lui suggère de s'agrandir, de s'enrichir et de faire travailler les autres à sa place. Comme tous les autres paysans aux alentours, cet homme abuse un peu de la souplesse de la Barynia en faisant parfois paître son bétail dans les prés de cette grande propriétaire. Pour faire cesser ces abus, un sévère intendant est nommé. Entre les amendes et le fouet, la tension monte chez les paysans. Pacôme trouvera peut-être le moyen d'inverser la tendance en suivant les conseils de son beau-frère.

Ce qu'il faut de terre à l'Homme

Cet album se lit comme une délicieuse fable qui dénonce la hausse de la productivité à tout prix et se moque de l'ambition de ceux qui en veulent toujours plus. Dans un premier temps, le modeste Pacôme paraît sage et réfléchi. Il trouve même la bonne solution pour apaiser le village. Mais sa bêtise croît avec son envie de posséder de plus en plus de terres. Son ambition l'aveugle et il n'écoute plus sa femme qui, elle, est restée lucide et philosophe.

Ce qu'il faut de terre à l'Homme

En sept actes, ce récit clair met le lecteur dans les pas de Pacôme, le poussant à se demander à quel moment celui-ci se rendra enfin compte qu'il fait fausse route. Ajoutant à l’atmosphère du récit, les paysans, les chevaux, les vaches, les vastes plaines et la campagne sibérienne sont croqués avec souplesse, évoluant à merveille au fil des saisons.

Ce superbe récit interroge intelligemment les fondements du capitalisme.

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