ZOO

Anesthésie générale

couverture de l'album Anesthésie générale

Éditeur : Warum

Scénario : Michel VandamDessin : Delphine Hermans

Collection : Civilisation

Genres : Récit de vie

Public : À partir de 12 ans

Prix : 20.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Quand un de leurs deux garçons est atteint d’une leucémie, un couple vole en éclat. Dans ce récit autobiographique, le papa, bourré d’humour, raconte son combat contre la maladie de son fiston. Et ses clés pour conserver une unité familiale. Le graphisme époustouflant de Delphine Hermans met de la couleur dans la dureté de la vie.

Phil est auteur de BD. Quand un de ses garçons tombe malade et que son couple avec Nath explose, il se cramponne à la vie pour lutter contre ce putain de crabe qui dévore son fils. Autour d’une bière trappiste avec ses potes, derrière son carnet d’écriture et en gérant la séparation, il fait son possible pour ménager sa progéniture et maintenir la barque à flot.

Anesthésie générale

Un récit criant d’humanité. De l’humour dans le dur de l’existence, de l’autodérision pour avancer, des idées, de l’émotion... On trouve cela dans le rapport de ce père à ses deux enfants. Et tellement plus encore. Car quand la vie réserve le pire, les enfants, les amis, les nouvelles relations amoureuses peuvent aussi offrir le meilleur pour rebondir et repartir sur un autre chemin.

Le dessin à la fois enfantin et explosif de réalisme tombe à point nommé. Les encres façon craies grasses et de crayons de couleur, les personnages aux visages poupons sont déclinés en une palette de couleurs comme autant de sentiments et d’émotions : la maman qui quitte le papa devient verte, l’enfant malade violet, le paternel rougeaud... Beau, et très tendre. De la finesse dans la complexité de l’existence.

Warum montre une nouvelle fois son audace à publier des histoires de vie, entre réalisme social et véracité des sentiments. On retrouve tous un bout de nos trajectoires dans la collection Civilisation. Ce que l’on vit de meilleur, et parfois de pire. Sans habillage ni fard. Anesthésie générale en est une excellente illustration.

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