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Taïpi, un paradis cannibale (Mai 2016)

couverture de l'album Taïpi, un paradis cannibale

Éditeur : Gallimard

Scénario : Stéphane Melchior-DurandDessin : Benjamin Bachelier

Collection : Fétiche

Genres : Aventure

Public : À partir de 12 ans

Prix : 20.90€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

3.0

Dessin

4.0

Les drôles d’aventures de deux hommes embarqués sur un baleinier. Échoué aux Marquises, ils vont tenter de déserter mais vont vite se trouver confrontés à la tribu cannibale Taïpi. Un récit digne des grandes aventures servi par un trait naturaliste et des couleurs qui n’appartiennent qu’aux îles.

Toby et Tom n’ont qu’un désir : déserter. Aussi, lorsque le baleinier sur lequel ils sont embarqués fait une halte aux Marquises, peintes par Gauguin et magnifiquement chantées par Brel, ils décident de prendre leurs jambes à leur cou. Mais leur destin aura tôt fait de les rattraper : ils tombent entre les mains des membres de la tribu Taïpi, bien connue pour être... cannibale !

Taïpi

Le récit démarre sur les chapeaux de roues mais peine parfois à trouver son souffle. On suit avec intérêt les péripéties des deux acolytes qui nous entraînent au plus profond d’une nature luxuriante, explosive dans les couleurs choisies. Ça n’en fait pas l’album du siècle mais une histoire qui se tient et dont le décor change de ce qu’on a l’habitude de lire.

Mais si cet album, adaptation d’un livre d’Herman Melville par Stéphane Melchior, présente une originalité, c’est plutôt dans le graphisme qu’on la trouve. Une patte très naturaliste, proche des grands peintres qui ont croqué la nature des îles avec souplesse et sensibilité, des lumières et des couleurs de début et de fin de jour très réussies... Graphiquement, Taïpi en met plein la vue, à la manière des vieux livres d’aventures illustrés.

Le dessin de Benjamin Bachelier relève considérablement le niveau et pallie les failles rythmiques de l’album. Le résultat final donne un one-shot d’assez belle facture, bien construit et dont les cases ne se contemplent plus qu’elles ne se survolent. La bande dessinée fait à nouveau ici la démonstration qu’elle peut être un support de choix pour adapter un roman.

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