ZOO

The Cute Girl Network (Février 2016)

couverture de l'album The Cute Girl Network

Éditeur : Glénat BD

Scénario : Greg Means, MK ReedDessin : Joe Flood

Collection : 1000 Feuilles

Genres : Science-Fiction, Sentimental

Public : À partir de 12 ans

Prix : 18.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

2.5

Dessin

3.5

Sartre avait prévenu : « L’enfer c’est les autres ». Ils prennent ici la forme d’un réseau d’un nouveau genre, pour ruiner une histoire d'amour naissante. Cette BD romantique épingle les travers des outils virtuels beaucoup trop présents dans nos vies... mais tombe un peu à côté.

Jane vient d’arriver en ville et fait rapidement la connaissance de Jack. Ce vendeur de soupe un peu à l’ouest craque immédiatement pour la jolie skateuse qui lui accorde un premier rendez-vous, puis quelques autres... Malgré les maladresses de Jack et le sacré caractère de Jane (ou peut-être grâce à tout ça), ces deux-là semblent prêts à vivre ensemble d’amour, de soupe et de crackers au fromage. C’était sans compter sur Le Réseau, sorte de Trip Advisor des relations amoureuses, qui permet aux filles d’échanger critiques et avis sur leurs précédentes conquêtes. Et Jack n’y a pas bonne réputation...

The Cute Girl Network

Avec une idée originale sur un thème actuel, des héros plus freaks qu’à l’ordinaire et une écriture jeune et moderne, The Cute Girl Network aurait pu être un roman graphique très cool. Dommage que les situations soient caricaturales et les personnages si stéréotypés... Les hommes, surtout, qui sont soit idiots comme Jack, soit de gros lourdauds sexistes, comme tous les autres !

Le déroulé du récit est, là aussi, carrément prévisible : Jack et Jane s’aiment bien, Jane hésite mais finit par donner sa chance à Jack qui se révèle finalement moins débile que prévu. C’est le gros point faible de cet album, qui s’il n’a pas vocation d’ouvrir un débat de société, aurait pu offrir une réflexion un peu plus profonde sur les dérives de nos communautés hyper normées et ultra-connectées.

L’idée reste bonne et le dessin typique du comics US, trait épais et expressif en noir blanc, fait bien le boulot. Ça se lit, ça divertit, puis ça s’oublie.

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