ZOO

Coupures irlandaises (Mai 2008)

couverture de l'album Coupures irlandaises

Éditeur : Futuropolis

Scénario : KrisDessin : Vincent Bailly

Genres : Historique, Récit de vie

Public : À partir de 16 ans

Prix : 16.25€

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La sortie de Partitions irlandaises est l'occasion de relire Coupures irlandaises...

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Le 13 avril 2022, Futuropolis publie le premier couplet de Partitions irlandaises, une BD scénarisée par Kris et dessinée par Vincent Bailly. Il y a quatorze ans, en mai 2008, le duo sortait Coupures irlandaises chez le même éditeur. L'occasion de relire ce petit chef d'oeuvre et de jeter un pont entre les deux.

En mai 2008, le scénariste brestois Kris, spécialisé dans la bande dessinée historique, racontait son séjour linguistique d'un mois à Belfast, avec son ami Nicolas alors qu'ils étaient ados. Une pépite du Neuvième art, dessinée avec finesse par Vincent Bailly. Quatorze ans plus tard, la guerre entre catholiques et protestants alimente toujours les pensées des deux auteurs, à l'initiative de la série en trois couplets, Partitions irlandaises, dont le premier sort le 13 avril 2022.

Les points communs sont nombreux entre ces deux titres. Ados, Kris et Nicolas ont découvert un autre monde, des jeunes filles à la fois très traditionnelles et libres dans leur façon de pensée, une ville minée par la présence des soldats de l'Ira, les hélicos militaires et les miradors qui surveillent la population comme le lait sur le feu. Au fil d'un mois d'immersion linguistique et culturelle, les deux petits Bretons plongent dans l'horreur de la guerre, de l'intolérance et de la mort.

Coupures irlandaises

Coupures irlandaises
© Futuropolis, 2022

Relire Coupures irlandaises est un plus pour mieux savourer et comprendre Partitions irlandaises. Les deux bandes dessinées avancent dans la même direction et montrent à quel point les religions et les idées politiques sont vectrices de division sans limite : jusqu'à prendre la vie à l'autre. Les deux cirés jaunes de marin pêcheur, enveloppes corporelles des deux ados finistériens, apparaissent comme les lumières d'un phare et éclairent le lecteur comme des marins perdus dans le noir.

En quatorze ans, le dessin de Vincent Bailly n'a pas beaucoup changé. Au contraire : il reste d'une rare constance et nous rappelle que la guerre en Irlande, honteusement baptisée « les troubles » pour la minimiser, comme d'autres minimisent les crimes de guerre de Vladimir Poutine en Ukraine, ne semble pas prête à se terminer. Coupures irlandaises, Partitions irlandaises : même combat, même talent.

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