ZOO

Mort aux vaches

couverture de l'album Mort aux vaches

Éditeur : Futuropolis

Scénario : Aurélien DucoudrayDessin : François Ravard

Genres : Aventure

Public : À partir de 16 ans

Prix : 19.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Noire, crue, réaliste et désopilante, l’ouvrage de Ducoudray et Ravard est une bouffée de nostalgie. Audiard, Lautner et toute la clique des gangsters fringants reprennent vie sous le crayon des deux auteurs, qui signent ici une BD hommage aux polars d’antan.

Fin des années 90. Après un casse vite fait bien fait, Ferrant, José, Romu et Cassidy partent se mettre à l’ombre dans la ferme isolée du cousin de Ferrant, qui vit avec son père. Ils vont devoir cohabiter le temps que ça se tasse.

Problème : la mignonne Cassidy ne passe pas inaperçu auprès des femmes du village et le cousin Jacky a saucissonné deux fonctionnaires qui venait contrôler son troupeau pour la vache folle. Les emmerdes commencent alors à s’amonceler avec l’arrivée des cognes dans la partie.

Romu est un gaillard bien bâti mais pas très futé, Cassidy une fille de l’air au caractère bien trempé. Quant à Ferrant et José, ce sont deux vieux de la vieille, un duo qui a de l’étoffe, comparable à celui formé par Ventura et Blier à l’écran. Ces deux lascars s’aiment d’un amour non platonique et sont unis dans le larcin comme dans le plumard. Le tout forme un quatuor aussi incongru qu’ébouriffant.

L’ouvrage rend grâce aux films noirs de Lautner et aux dialogues d’Audiard. Les textes pêchus et rentre-dedans fleurent bon la ruralité. Cynisme et humour graveleux côtoient des hautes réflexions : on se fend la poire à chaque page.

Pour coller à la scénographie des films de Lautner, l’illustration est en noir et blanc. Tout est dans le jeu du contraste, ici superbement exploité. Le trait soigné des personnages, des décors et des costumes est empreint de réalisme.

Ravard et Ducoudray réussissent un coup de maitre en ramenant les tontons de l’au-delà. Un ouvrage pour les affranchis et tous les amoureux d’une verve au couteau.

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