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Dieu n'aime pas papa (Octobre 2016)

couverture de l'album Dieu n'aime pas papa

Éditeur : Delcourt

Scénario : Davy MourierDessin : Moogie, Davy Mourier

Collection : Hors collection

Genres : Récit de vie

Public : Tout public

Prix : 16.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

4.0

Si Dieu est amour, pourquoi n’aime-t-il pas papa ? Tao l’aime, lui, son papa, alors pourquoi n’a-t-il plus le droit de le voir ? Pourquoi sa maman pleure-t-elle autant ? Et pourquoi est-il obligé d’aller à la messe tous les dimanches ? C’est ennuyeux, la messe... Une BD très touchante, qui questionne la religion, ses interprétations et la notion de pardon.

Tao s’ennuie. La vie n’est pas drôle depuis que son papa n’est plus là. Il ne sait pas très bien pourquoi, mais sa maman lui interdit même de parler de lui. Alors pour s’occuper, le petit garçon dessine. Avec ses yeux d’enfant, il réécrit la Bible. Parce qu’on trouve toujours la vérité dans la Bible (ça c’est sa mère qui le dit) et que Tao a besoin de réponses...

Croisant son intrigue et la Bible revisitée, ce one-shot très réussi parvient à être aussi drôle qu’émouvant. L’écriture sensible fait s’attacher véritablement aux personnages. Ce petit garçon malin, tiraillé entre l’amour de son papa et la peine de sa maman. Ce père qui choisit l’honnêteté à la bienséance. Et cette mère qu’on ne parvient pas à blâmer tant on ressent sa souffrance.

Et puis la Genèse selon Tao est un vrai régal de pertinence et de mignonnerie. Avec la naïveté de son âge, il recrache les connaissances ingurgitées à coups de cours de catéchisme, en soulignant leurs contradictions. Pour autant, le propos ne charge pas tant la religion que les parents qui prennent les enfants en otage de leurs querelles. Il n’empêche que ce Dieu est quand même un peu trop souvent en colère pour être honnête !

Illustré à quatre mains, le dessin doux et dynamique de Camille Moog alterne harmonieusement avec celui de Davy Mourier, très expressif malgré la simplicité de son faux trait d’enfant.

Un album à la fois profond et léger qui invite à la tolérance tout en évitant les grandes leçons moralisatrices.

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