ZOO

Des graines sous la neige (Mars 2017)

couverture de l'album Des graines sous la neige

Éditeur : Locus Solus

Scénario : Roland MichonDessin : Laetitia Rouxel

Genres : Documentaire BD, Historique

Public : À partir de 16 ans

Prix : 20.00€

ma collection
ma wishlist

La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

4.0

Dessin

2.0

Nathalie Lemel, communarde originaire de Brest, fut l’une des femmes les plus investies dans la Commune aux côtés de Louise Michel. Une vie de combats, de lutte sans merci pour la liberté féminine, racontée dans un récit bien senti. Malheureusement, le dessin pêche et nuit à l’ensemble.

Nathalie Lemel, Brestoise tenace, a d’abord tenu avec son époux un atelier de reliure à Quimper. Avant de se jeter corps et âme dans la lutte pour la liberté sur les barricades de la Commune. Aux côtés de Louise Michel et d’autres figures féminines de cette période trouble, elle est ensuite envoyée en déportation en Nouvelle-Calédonie. Avant de s’éteindre et d’être enterrée dans l’anonymat d’une fosse commune parisienne...

La narration est bien travaillée. On avance doucement, mais sûrement, dans le tourbillon de la vie de cette révolutionnaire si soucieuse du droit de ses contemporaines. Celle qui pensait que les idées restent comme des graines sous la neige, quoi qu’il advienne, a donné sa vie au service des autres. Cette bande dessinée au récit construit le raconte bien.

Malheureusement, la qualité du dessin n’est pas à la hauteur. Visages inexpressifs, absence de mouvement, trait naïf et inabouti, couleurs ternes... Cette histoire méritait beaucoup mieux. On imagine ce qu’aurait pu faire une dessinatrice ou un dessinateur rompu à la BD historique, militante et engagée. Un peu plus de réalisme et un dessin moins scolaire aurait donné toutes ses lettres de noblesse à l’histoire de cette femme hors du commun.

Communarde et visionnaire, Nathalie Lemel l’était autant que Louise Michel. Ces femmes, en leur temps et au creux de leurs combats, ont contribué à faire ouvrir les yeux sur la condition féminine. Même s’il reste beaucoup de boulot. Cette BD, dont le dessin aurait vraiment mérité un meilleur niveau, leur rend hommage à sa façon.

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants