ZOO

Addiction

couverture de l'album Addiction

Éditeur : Akiléos

Scénario : Josep BusquetDessin : Pedro J. Colombo

Collection : Les grands noms de la bd américaine

Genres : Polar / Thriller

Public : À partir de 16 ans

Prix : 15.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

3.0

Dessin

3.0

Les addictions nous entourent ; nous touchent tous, de près ou de loin. Drogues, alcool, sexe, jeu, travail, téléphone, réseaux sociaux... Elles sont multiples et avancent souvent masquées. Surtout quand on refuse de les voir. C'est le sujet de cette bande dessinée, à l’histoire qui manque de profondeur mais au dessin convaincant.

Jeu, sexe, alcool, drogues, téléphone, boulot... Les addictions peuvent être de différents types. Tantôt elles apparaissent au grand jour, à la lumière de l'entourage, tantôt elles avancent masquées. Soit parce qu'on les ignore, soit parce qu'on est dans le déni. Mais le danger, comme c'est le cas pour les personnages de cette histoire, c'est lorsqu'elles prennent le contrôle de nos vies. Quitte à conduire à l'irréversible.

Si l'histoire manque un peu de profondeur, elle a au moins le mérite de montrer les limites des addictions. Mais aussi les endroits où celles-ci se logent et où on n'irait pas forcément les chercher, comme par exemple la boulimie de travail. Cette BD donne à voir ce qui se joue derrière les conséquences entraînées par ces dépendances et ce qui peut arriver si on n'y prête pas ou trop peu attention.

Le trait épais, dans une veine comics, de Pedro J. Colombo met en lumière les mécanismes des addictions. Ses personnages aux formes anguleuses sont écorchés vifs et démarrent au quart de tour. Son graphisme se construit dans les ombres. Ombres de la rue, ombres des lieux où se jouent les dépendances, ombres des personnages qui ne sont parfois plus que l'ombre d'eux-mêmes. Un coup de crayon qui sort de l'ordinaire pour traiter un sujet qui l'est mais dont on ne parle pas souvent en BD.

En résumé, cette bande dessinée vaut le coup d'oeil, même le sujet aurait mérité un peu plus de profondeur et de travail scénaristique. Au final, le dessin sauve la mise.

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