ZOO

Rapport sur la torture (Avril 2017)

couverture de l'album Rapport sur la torture

Éditeur : Delcourt

Scénario : Sid JacobsonDessin : Ernie Colon

Collection : Outsider

Genres : Documentaire BD

Public : Tout public

Prix : 15.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

4.0

Dessin

2.5

Troublant dans la vérité qu’il dénonce, Rapport sur la torture, témoigne sur les exactions commises par les USA en Irak pour tenter de gagner la guerre contre le terrorisme. Révoltant et passionnant à la fois.

Didactique, le Rapport sur la torture est la synthèse d’un rapport de 6 770 pages sur le traitement infligé par la CIA, couverte par l’administration Bush, aux prisonniers soupçonnés de terrorisme. Un ouvrage simplifié, imagé, truffé d’explications, avec une chronologie des faits détaillée. On plonge dans les abysses du pouvoir, du mensonge, de l’horreur, de tout ce que l’homme peut offrir de pire.

Dans la foulée du 11 septembre, la CIA a mis en place des techniques d’interrogatoire renforcées (TIR) sur des prisonniers irakiens afin d’obtenir des informations sur Al-Qaïda notamment. Qu’est-ce que les TIR ? Privation de sommeil, isolement de longue durée, nudité forcée, simulation de noyade... Des centaines d’hommes, dont certains sont mis en avant dans l’ouvrage, ont été victimes de ces pratiques.

Personnel constitué d’hommes connus pour des faits de violence, loi du silence, arrangements entre apparatchiks américains... L’ouvrage met aussi en exergue l’engrenage qui a entouré la mise en place de cette torture organisée et à quel point les représentants du pouvoir se sont laissés entraîner dans une spirale du mensonge.

Seuls défauts de cette adaptation en BD du rapport sénatorial : la narration répétitive. Quant au dessin, en noir et blanc avec quelques jeux d’ombres, conventionnel n’apporte rien de nouveau au propos. Dommage pour un sujet aussi grave...

Ce documentaire BD a tout du moins le mérite de montrer que, en période de guerre, il n’y a ni gentils ni méchants, simplement des Hommes qui ne savent plus ce qu’ils font.

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