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L’homme aux bras de mer, Itinéraire d'un pirate somalien (Août 2017)

couverture de l'album L’homme aux bras de mer, Itinéraire d'un pirate somalien

Éditeur : Futuropolis

Scénario : Simon RochepeauDessin : Thomas Azuélos

Genres : Récit de vie

Public : À partir de 16 ans

Prix : 22.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 2.5

Scénario

2.0

Dessin

3.0

Un pirate somalien emprisonné en France trouve son chemin vers la salvation. Touché par cette histoire vraie, Simon Rochepeau narre la vie de Mohammed et comment ce pêcheur de Somalie s’est retrouvé embarqué dans une histoire de pirates qui le dépasse. Thomas Azuélos réalise un travail graphique original reflétant le pathos dans lequel baigne ce récit.

Mohamed n’a pas demandé à finir en prison en Bretagne, et pourtant il y croupit pour un temps indéterminé quand Maryvonne, chômeuse proche de la retraite, vient lui apprendre le français. Cette femme rude se prend d’affection pour le pirate au point de défendre ses droits et rétablir une justice pour cet oublié du système, battu par les flots de la vie.

Une histoire vraie incroyable est toujours le bon commencement d’un scénario, et le cas de Mohamed ne fait pas exception à la règle. Désireux de faire justice au récit que cet homme a partagé avec lui, Simon Rochepeau se lance dans une bande dessinée à mi-chemin entre la biographie, le documentaire et le roman graphique social dramatique. A vouloir coller à la réalité tout en la sublimant, Rochepeau n’a pas su éviter le piège du pathos, dans lequel son scénario s’englue, malgré la présence de personnages forts et touchants.

Côté dessin, Thomas Azuélos a fait le choix de l’encre de Chine et de l’aquarelle pour dépeindre ce triste destin. Les couleurs pleurent le malheur de Mohammed, les traits des personnages sont croqués pour mieux les caricaturer et le tout, d’une beauté esthétique incontestable, ruisselle cependant de bons sentiments.

C’est une très belle histoire que nous conte L’homme aux bras de mer, et Simon Rochepeau, tout comme son héroïne Maryvonne, souhaite montrer qu’un pirate demeure un être humain pris dans une situation désespérée. Dommage que le tout, avec le magnifique dessin de Thomas Azuélos, verse dans le drame social trop frontal.

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