ZOO

Calypso (Cosey) (Octobre 2017)

couverture de l'album Calypso (Cosey)

Éditeur : Futuropolis

Scénario : CoseyDessin : Cosey

Genres : Récit de vie

Public : À partir de 16 ans

Prix : 20.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Gustave Muveran, modeste ouvrier de l’équipement routier, raconte à ses compagnons de chantier qu’il a bien connu la star d’un classique hollywoodien. Car avant de devenir Georgia Gould, elle s’appelait Georgette Schwitzgebel et fut son amour d’adolescent. Cosey nous embarque dans une belle histoire pleine de bons sentiments et signe, après plus de quarante années de créations, son premier album en noir et blanc.

Peu après, Gustave découvre dans la presse que Georgia est revenue dans sa Suisse natale, pensionnaire dans une clinique médicale. Avec Pepe, son ami espagnol, il part à sa rencontre. La sexagénaire, désormais veuve, est sous la tutelle du directeur de l’établissement qu’elle soupçonne de détourner ses économies. Très rapidement, elle propose à Gustave d’organiser son rapt avec une demande de rançon à la clef.

Dans son passé, Gus a déjà eu maille à partir avec la justice pour des faits qui lui ont valu un séjour à l’ombre. Avec Pepe, le trio va échafauder un plan et le mettre en pratique. Dans la réalité comme dans la fiction, les enlèvements tournent pratiquement toujours au vinaigre et les kidnappeurs finissent toujours par se faire poisser par la police.

Sur une idée de François Matille, son ami d’enfance et, occasionnellement, son script doctor, Cosey nous raconte une histoire dont l’âge du héros correspond parfaitement au sien, tout comme jadis Jonathan, son alter ego partant à la découverte du Tibet. Il y a du ressenti dans sa façon d’aborder ses personnages et le regard qu’ils peuvent porter sur leur passé respectif. Ce qui les rend plus vrais.

Pour cette première publication chez Futuropolis, Cosey retrouve Claude Gendrot, sous l’égide duquel il avait aligné la plupart de ses meilleurs albums. Nul doute que Calypso figurera à son tour parmi les grandes réussites de son auteur, même si d’aucuns regretteront sans doute qu’il ait remisé ses talents de coloriste émérite au placard.

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