ZOO

La petite couronne

couverture de l'album La petite couronne

Éditeur : 6 Pieds Sous Terre

Scénario : Gilles RochierDessin : Gilles Rochier

Genres : Récit de vie

Public : À partir de 16 ans

Prix : 16.00€

  • ZOO
    note Zoo3.5

    Scénario

    4.0

    Dessin

    3.0
  • Lecteurs
    note lecteurs5.0
    1 note pour 0 critique

Le synopsis de l'album La petite couronne

Loin des gros titres anxiogènes des médias et des banlieues qui brûlent, selon certains politiques, si on allait écouter ceux qui y vivent ; suivre les traces de ces pères de famille, entre les courses, les gamins à conduire au sport et les déménagements nocturnes. Ils ont bien grandi les gamins de TMLP (Ta mère la pute, paru en 2011), aujourd'hui ce sont les pères et les grands frères de la communauté. Et s'il y a toujours un crétin qui vend du shit dans le hall de l'immeuble, ils ont une solution pour lui pourrir le business. Et même s’ils font des crises de rage face aux petits caïds, Ils n'oublient pas qu'il y a plus important, comme payer la cantine des gosses. Les gamins sont maintenant des tontons presque assagis, ceux qui veillent que ça ne parte pas en vrille à la moindre connerie. Presque aussi surpris que nous, ils constatent que la garderie a remplacé la garde à vue dans leurs agendas. Le temps a passé sur toute une...

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La critique ZOO sur l'album La petite couronne

A l’extérieur du périph’, rien de nouveau. Les jeunes de Ta Mère La Pute ont grandi. Ils ont même pris un sacré coup de vieux mais ils sont toujours là, au milieu des blocs. Ils se retrouvent presque cinquantenaires, entre gamins à chercher à l’école et combines foireuses pour dissuader le dealer de squatter le hall. Dans les tranches de vie compilées par Gilles Rochier, il y a des pépites d’humour plus ou moins noir avec du désespoir coincé dedans... à moins que ce soit l’inverse.

Un banc, des barres d’immeuble et un quotidien loin des clichés. Le temps s’écoule lentement, ponctué par des dialogues de compétition ou des scènes surréalistes. Différents fils rouges s’entrecroisent : les passages d’une vieille et son chien, les gamins à gérer et même l’achat d’un pistolet...

Dans une palette d’ocre, Gilles Rochier étire le temps à l’ombre des tours. Dans un découpage qui alterne cases classiques, paysage urbain et même dialogues sans images, il arrive à faire sourire avec des moments de blanc, de gêne ou de pure lose. Que ses anti-héros découvrent un hipster (ça se mange ? A tes risques et périls.) ou soient abasourdis face à la fusillade à Charlie Hebdo (Le début de la fin... Je vais aller faire des courses...), ils ont toujours la repartie qui fait sourire.

Face aux grands ensembles écrasants, les personnages principaux accusent le coup. Pas idéalisés pour un sou, ils sonnent juste. Casquette, burger ou terrain de basket, les détails qui séparent deux de leurs aventures tombent à pic pour aérer le récit qui cultive un sacré sens de la chute.

Pas de lauriers pour les habitants de La Petite Couronne, mais un quotidien croqué avec ce qu’il faut de distance pour créer un tableau efficace et pince-sans-rire.


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