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Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

couverture de l'album Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Éditeur : Grasset

Scénario : Fred Fordham, Harper LeeDessin : Fred Fordham

Genres : Aventure

Public : Tout public

Prix : 20.00€

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La critique culturebd

Note culturebd 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Maycomb, petite bourgade de l’Alabama en 1933. Atticus Finch, avocat de profession, élève seul ses deux enfants, Jeremy alias Jem et sa sœur cadette, Jean Louise surnommée Scout. L’histoire est contée du point de vue de Scout, une gamine de 9 ans au caractère déjà bien trempé. Fred Fordham signe ce roman graphique, d’un profond respect pour le livre culte de Harper Lee.

Nous sommes donc dans le Sud profond des États-Unis où, comme le chante Nougaro, il n’est pas bon d’être noir de peau. Le clivage avec les états du Nord, presque soixante-dix ans après la guerre de Sécession est toujours aussi prégnant. Atticus Finch va devoir défendre Tom Robinson, un jeune noir accusé d’avoir violé une jeune femme blanche. Mais loin de ne se cantonner qu’à cette affaire, le récit s’intéresse à toute une partie de la communauté de Maycomb à travers toutes les couches sociales.

©Grasset / de Fallois / Fred Fordham / Harper Lee LLC.

Prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur a été vendu à plus de 30 millions d’exemplaires à travers le monde et brillamment adapté à l’écran par Robert Mulligan en 1963 avec Gregory Peck qui remporta l’oscar du meilleur acteur cette année-là. Une œuvre d’un profond humanisme pour une écrivaine dont il aura fallu attendre près de soixante ans avant qu’elle ne publie son second roman en 2015, un an tout juste avant son décès.

L’adaptation que Fred Fordham a fait de ce très beau livre, très scrupuleuse, tient du marathon graphique (273 pages) sans jamais montrer le moindre signe d’essoufflement. Il anime et caractérise toute une galerie de personnages avec une stupéfiante efficacité dans leurs expressions et leur façon d’exprimer leurs sentiments. Sa palette de couleurs, tout en teintes douces, sied admirablement à son propos.

Pour tous ceux qui ne connaissant ni le roman ni le film, voilà une excellente occasion pour découvrir ce chef-d’œuvre de la littérature américaine.

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