ZOO

Espèces invasives (Octobre 2019)

couverture de l'album Espèces invasives

Éditeur : Sarbacane

Scénario : Nicolas PuzenatDessin : Nicolas Puzenat

Genres : Polar / Thriller, Science-Fiction

Public : À partir de 16 ans

Prix : 22.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.5

Dessin

4.0

Et si, pour changer, la fin du monde n’était pas provoquée par des robots débarqués d’une lointaine galaxie ou par une invasion zombie ? Et si l’extinction totale des humains ne tenait qu’à une trop longue insomnie ?

Tamaris Osma-Dagrant, jeune ornithologue franco-colombienne, se rend à Buenos Aires pour participer, avec d’autres scientifiques de nationalités et de spécialités diverses, à un colloque sur les différentes espèces invasives. Les journées s’enchaînent mais les nuits posent problème : impossible de fermer l’œil, ne serait-ce qu’un instant ! Et Tamaris n’est pas la seule à voir ses cernes se creuser puisqu’aucun des autres participants n’arrive à dormir… Pour ces esprits rationnels, les travaux de l’hôtel et la chaleur accablante sont très probablement la cause de cette insomnie collective. Sauf que bien vite, l’information fait le tour des chaînes de télévision : ce mal mystérieux semble en réalité frapper le monde entier !

Fatigue et angoisse créent un cocktail explosif et mènent rapidement à des situations de tension de moins en moins contrôlables… Combien de temps peut-on vivre, sans sommeil ? Combien de temps reste-t-il, avant que l’humanité ne sombre entièrement et définitivement dans le chaos ?

Avec ce premier album dont il signe à la fois le scénario et le dessin, Nicolas Puzenat réussit à embarquer le lecteur dans une virée apocalyptique oppressante. Partant d’une réflexion sur un phénomène d’autorégulation naturelle des espèces invasives animales et végétales, il la transpose à la plus nuisible des espèces peuplant la planète.

Et le malaise grandit, à mesure que la situation globale empire et que la dégénérescence physique et mentale gagne chacun des personnages. Impossible de lâcher cette BD avant d’en arriver à la dernière page, dans une chute finalement inéluctable et nécessaire mais qui laisse un arrière-goût amer…

Et à laquelle on repensera peut-être le soir, pour peu que l’on peine à trouver le sommeil !

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