ZOO

Stanley Greene, une vie à vif (Mai 2020)

couverture de l'album Stanley Greene, une vie à vif

Éditeur : Delcourt

Scénario : Jean-David MorvanDessin : Tristan FillaireColoriste : Tristan Fillaire

Collection : Hors collection

Genres : Historique

Public : À partir de 16 ans

Prix : 18.95€

ma collection
ma wishlist

La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

3.5

Dessin

4.0

Comment raconter la vie ou plutôt les vies d’un des photographes de guerre les plus connus, Stanley Greene, junkie, artiste paumé, black panthers, photographe de mode puis reporters sur les champs de bataille ? Au-delà du portrait de ce risque-tout se pose surtout la question de savoir comment devient-on un baroudeur de l’info, un aventurier de l’image, un Stanley Greene ?

Pour cerner ce parcours, les auteurs ont inséré les photographies les plus célèbres – de la femme en ballerine sur le mur de Berlin à celles beaucoup plus dures des horreurs de la Tchétchénie – pour raconter des tranches de vie autours de ces images. Les dessins colorés aux traits précis de Tristan Fillaire se prêtent à à ce jeu de champs et de contre-champs avec des clichés pour la plupart noir et blanc. C’est d’ailleurs le point fort du livre : l’histoire est reconstruite autour des photos, des protagonistes.

La BD devient alors une légende qui nous décrit l’avant et l’après. On perçoit alors qu’il y a une vie par-delà le cadre. On aurait d’ailleurs aimé plus de photographies, mais il est vrai alors que les auteurs ont choisi de dessiner le parcours du photographe et non de réaliser un roman graphique avec les images les plus fortes. Bonne idée aussi que de rajouter des planches contact – ce tirage papier des négatifs (termes désormais tellement désuets à l’époque du numérique) – dont les cases se fondent parfaitement à la BD et qui d’une certaine manière raconte une histoire dans l’histoire…


Une vie à vif, un titre inspiré du livre Plaie à vif sur la dévastation de la Tchétchénie, raconte la vie libre d’un photoreporter, dans un monde où la vie ne vaut rien mais où rien ne vaut la vie… Il aurait pu s’intituler « Épreuves » tant les existences de ces hommes et de ces femmes, dessinées et photographiées dans l’horreur des combats, nous apparaissent dans toute leur dureté. Prendre conscience de la cruauté et de la misère de notre monde à travers la biographie de Stanley Green, quel plus bel hommage, finalement, pouvait-on rendre à ce photographe ?

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants