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Le repas des hyènes (Septembre 2020)

couverture de l'album Le repas des hyènes

Éditeur : Delcourt

Scénario : Mélanie Allag, Aurélien DucoudrayDessin : Mélanie Allag

Collection : Mirages

Genres : Fantastique

Prix : 19.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

4.0

Dessin

3.5

Le repas des hyènes dépeint le voyage initiatique de Kana. Ce turbulent enfant africain voyage en compagnie d’une hyène, dans l’Afrique des contes et légendes, enchantant tous ses lecteurs.

Le repas des hyènes est un livre d’initiation. Initiation d’abord de Kubé qui a le privilège d’assister au repas des hyènes. C’est son rite d’intronisation pour succéder, un jour, à son sorcier de père. Initiation ensuite de Kana, son frère jumeau né juste après, qui ne se fait pas à l’idée de devenir, lui, simple berger. En assistant malgré les interdits à la cérémonie, le garçon perturbe son déroulement et réveille l’esprit maléfique d’un démon qui va alors passer un marché avec lui...

S’en suit un voyage dans les paysages et les lieux magiques de l’Afrique et une belle initiation pour les lecteurs à ces fables. Tout le talent du scénariste Aurélien Ducoudray réside dans sa narration de ces histoires un peu étranges, déformées par leurs nombreux récits au cours du temps, par les imaginations ainsi que par les souvenirs de ceux qui écoutent. Kana dessiné représente-t-il le héros de la légende ou simplement l’enfant qui écoute le conte et qui s’imagine dans l’aventure ?

Les belles illustrations enfantines de Mélanie Allag laissent place au doute. À la fin d’ailleurs, le graphisme prend une forme plus réelle, plus adulte, comme si l’initiation était finie, que l’enfant était homme, que la réalité était revenue.

Bande dessinée contée plus que conte dessiné, Le repas des hyènes est un ouvrage que les parents doivent lire avec leurs enfants et que les enfants peuvent lire avec leurs parents. Une plongée dans cette Afrique enchantée, parfois méconnue, toujours poétique et onirique, d’une culture orale si riche que l’on dit souvent qu’un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. En ce sens, cette BD contribue bel et bien à la transmission.

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