ZOO

Gravé dans le sable (Octobre 2020)

couverture de l'album Gravé dans le sable

Éditeur : Phileas

Scénario : Michel Bussi, Jérôme DeracheDessin : Cédric Fernandez

Prix : 19.90€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

3.0

Dessin

3.0

Gravé dans le Sable, tiré du roman policier de Michel Bussi, constitue un récit étonnant. Dès la veille du débarquement en Normandie, en juin 1944, nous suivons le sinistre destin d’un groupe de soldats américains et de leurs proches.

Deux soldats signent un mystérieux contrat avant d’accéder au front en Normandie. L’un deux, Lucky, est un homme téméraire. L’autre, plus poltron mais fortuné, s’appelle Oscar. Plus qu’un contrat signé, il s’agit-là d’un accord aux répercussions désastreuses. Alors que Lucky est rapidement tué par les balles françaises, Allan, l’un de ses fidèles compagnons de guerre, est secouru par Lison, une femme du village normand. 20 ans plus tard, Allan part brusquement à Washington sans donner d’explication à sa bien-aimée qui ne le reverra plus…


Ce premier roman écrit par Michel Bussi est paru en 2014

Ce premier roman écrit par Michel Bussi est paru en 2014
© Phileas

Si l’histoire pose son intrigue dès les premières pages, le suspense et la tension attendues ne sont pas au rendez-vous. Le dessin, très classique, atténue notre compréhension et notre sympathie pour les personnages. L’illustration ne souligne pas particulièrement la souffrance des familles des soldats, survivants ou décédés, qui portent sur leurs épaules les effets pervers de cette guerre, et du mystérieux pacte. En revanche, il est vrai que ce style réaliste de l’illustration, aux traits fins et précis, ancre assez bien le récit dans les différents décors et époques qu’il parcourt.

Alice, la fiancée de l’infortuné Lucky, mène donc l’enquête sur les termes d’un contrat qui n’aurait pas été rempli. Elle souhaite ainsi remonter le fils de cette affaire et rendre honneur à son défunt fiancé.

Les retournements de situation survenants au sein de l’enquête ne sont pas toujours évidents à suivre. L’album n’est pas égal du début à la fin. Contrairement aux passages précédents, les dernières scènes sont captivantes. Grâce à l’irruption de rebondissements, la fin permet d’élucider toute l’affaire. Le rythme n’est donc pas soutenu de façon constante. C’est sans doute la dispersion confuse des indices, qui nous fait perdre le fil de l’histoire et qui freine ainsi notre appétence à dénouer l’intrigue.

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