ZOO

Instants volés (Novembre 2020)

couverture de l'album Instants volés

Éditeur : Champaka Brussels

Dessin : Jean-Claude Götting

Prix : 55.00€

ma collection
ma wishlist

La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Quatre-vingts portraits de femmes peints à l'acrylique. Les hommes ? Sans importance, des seconds rôles. C'est la féminité qui est à l'honneur dans ces Instants volés peints avec une incroyable sensibilité par Jean-Claude Götting. Quatre-vingts portraits de femmes, pour mieux se plonger dans leur secret, leur intimité, leurs pensées. Un joyau éditorial.

Elles sont là. Belles, désirables comme une tentative d'évasion. Habillées, nues, dans un lit, sortant d'une baignoire, à la fenêtre. Dans l'ambiance feutrée d'un huis clos hollywoodien des années 1950, ces quatre vingts portraits de dames évoquent un triple regard. Celui qu'elles posent sur nous, l'air de rien. Celui que nous posons sur elles en feuilletant ce livre d'exception. Mais aussi celui de Götting. Leur peintre, notre peintre.


Ces Instants volés observent. Comme l'oeil d'une caméra. Posée dans la pièce, elle laisse le charme agir, la mélancolie se diffuser. Qui sont-elles ? D'où viennent-elles ? Quel est leur passé ? Leur présent ? Leur avenir ? Et au fond, cela a-t-il vraiment une importance ? Ont-elles un autre rôle que celui de nous faire ressentir, aimer, vibrer ? A chacun de répondre.

Jean-Claude Götting est un impressionniste de la bande dessinée. Un expressionniste du sentiment, de l'émotion, du frisson, grand ou petit. Ce quinquagénaire, dont les illustrations peuplent aussi bien les pages des grands journaux américains que les couvertures de la version française du roman Harry Potter, montre ce que la BD et le cinéma sont capables de faire jaillir avec force : l'intimité, le recoin, le jardin secret.


Voici une femme, la femme, tenant une lettre

Voici une femme, la femme, tenant une lettre

Instants volés bénéficie d'un tirage numéroté à 999 exemplaires et signé. Un bijou éditorial et graphique qui s'ouvre sur un frontispice d'une incroyable beauté : une femme tenant une lettre semble nous regarder. Sans nous fixer. C'est la force de ce peintre hors du commun : toucher avec distance. Emouvoir par la contemplation.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants