ZOO

Les Eternels de Ponthierville (Décembre 2020)

couverture de l'album Les Eternels de Ponthierville

Éditeur : Des Bulles dans l'Océan

Scénario : TshishiDessin : Tshishi

Collection : Imaziner austral

Genres : Polar / Thriller

Prix : 15.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

3.0

Dessin

3.0

Dans une petite ville perdue du Congo de la fin des années 50, un jeune Belge est nommé juge. A peine arrivé, il doit faire face à un meurtre. L’occasion pour lui, et pour nous, de découvrir la réalité d’un pays qui est encore une colonie belge.

La maison d’édition Des bulles dans l’océan, basée à La Réunion, nous propose un album de facture classique mais qui ne manque pas d’intérêt. Le scénario de Christophe Cassiau Haurie débute à Léopoldville par une manifestation d’indépendantistes qui tourne à l’affrontement. Loin de ce tumulte, Jules Hoffmann, jeune homme blanc ayant à la fois une vision de colon et une spontanéité envers les Congolais, est affecté comme juge de district au cœur de la forêt équatoriale. Armé de sa naïveté, il part pour Ponthierville, ville où aucun blanc ne va, lui dit l’employé qui lui vend son billet de train.

Sur place, il découvre que la ville « appartient » à la famille Ponthier qui l’a créée en même temps qu’une entreprise forestière visiblement prospère. Invité à la table des Ponthier, Hoffmann fait la connaissance de Jean-Claude Ponthier, homme énergique, et de sa jolie et jeune épouse Cassandra. Ils vivent au cœur du Congo, mais leur vision des Congolais est pour le moins simpliste…


Au milieu de la nuit, on réveille Hoffmann : un meurtre vient d’être commis dans ce district à la réputation si tranquille : le fils de Jean-Claude Ponthier est la victime. Commence alors une enquête pendant laquelle le juge va découvrir une autre réalité de ce pays.

Le dessin de Tshitshi est vivant et apporte un certain dépaysement au service du récit. Cependant, on peut regretter qu’il soit un peu trop rapide. La morphologie des personnages, leurs attitudes, auraient pu être plus travaillées. Idem pour les paysages du Congo, même si leur pouvoir d’évocation tient la route.

L’album se lit peut-être un peu trop rapidement, finissant abruptement au milieu d’une action. Mais l’histoire est intéressante et a du charme, par sa combinaison d’une enquête classique fleurant bon la BD des années 50-60 et d’une lecture socio-politique plus moderne d’un Congo qui annonce la future décolonisation. On attend donc la suite !

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