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Spider-Woman : L'intégrale 1977-1978 (Avril 2021)

couverture de l'album Spider-Woman : L'intégrale 1977-1978

Éditeur : Panini Comics

Collection : Marvel Classic

Prix : 35.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Nous sommes en 1976, Marvel veut diversifier son « écurie » en créant des versions féminines de quelques-uns de ses principaux personnages. Tandis que se profilent Miss Marvel et un peu plus tard She-Hulk, nous voyons arriver cette mystérieuse Jessica Drew, sous le nom de Spider-Woman, qui apparaît d’abord comme une ennemie du SHIELD…

Même si Nick Fury affirme haut et fort que cette nouvelle héroïne n’a rien à voir avec Spider-Man, on ne peut éviter de faire l’amalgame, d’autant que la démarche éditoriale est on ne peut plus transparente. Il est ici bien question de surfer sur le succès du tisseur en introduisant cette « femme-araignée » issue des expériences du Maître de l’Evolution, qui aurait perdu la mémoire et qui ne se rend pas compte qu’elle est en fait manipulée par Hydra.

À l’époque, Marvel est encore assez jeune dans son back-ground, les scénaristes/éditeurs qui le construisent progressivement, vont, dans les années 70, introduire pas mal de nouveaux personnages, tout en étayant le fond, en tentant de renforcer les univers distinctifs de chaque série.


Jessica Drew est Spider-Woman

Jessica Drew est Spider-Woman
© Panini Comics



Et c’est pour cette raison que très vite, il va être décidé de bien séparer cette nouvelle venue de son homologue masculin. D’une part par son terrain d’action, l’Angleterre puis San Fransisco, ensuite par ses motivations qui consistent à retrouver sa mémoire, puis les traces de son père et finalement ses meurtriers. Dans ce volume, Spider-Woman n’est pas encore une super-héroïne qui veut défendre la veuve et l’orphelin contre le mal, elle reste une femme en quête d’elle-même, qui affronte ceux qui se dressent contre elle et ses alliés.

Marv Wolfman, qui reprend le flambeau après la brève introduction d’Archie Goodwin, nous entraîne alors dans une succession de mésaventures extrêmement bien rythmées, exemple type de ce que les comics de super-héros Marvel pouvaient être à l’époque, entrainants, dynamiques et surtout très accessibles. A ses côtés, on retrouve Ron Wilson, mais surtout le vétéran Carmine Infantino qui livre des planches de toute beauté, jouant très habilement avec la sensualité du personnage, ses cheveux longs et cette nature arachnéenne qui se faufile sur les murs, envoûtante et inquiétante.

Si Spider-Woman n’a pas encore l’importance qu’elle aura plus tard, elle n’en est pas moins pleine de potentiel.

Un premier tome captivant et intrigant!

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