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Cinéramdam - Tous les clichés du cinéma (Janvier 2021)

couverture de l'album Cinéramdam  - Tous les clichés du cinéma

Éditeur : Fluide Glacial

Scénario : Karibou, Nikola WitkoColoriste : Isabelle Merlet

Genres : Humour

Prix : 10.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

2.5

Dessin

5.0

On se demande toujours pourquoi au cinéma les « méchants » se rencontrent dans des lieux publics pour traiter de leurs affaires illégales, et ce, sans jamais être parasités par des éléments extérieurs… La BD Cinéramdam déconstruit ces clichés du cinéma et tente de nous montrer ce qui se passe dans la vie réelle.

Conçues comme des séquences autonomes, chacune des histoires de l’album tentent de tourner en dérision les codes du cinéma. Toujours situées dans des décors typiques du cinéma, ces petites histoires numérotées par un « # » sont présentées selon un format allant de 1 à 3 planches maximum. En lisant d’ambler le sous-titre de la première de couverture : « Tous les clichés du cinéma », le concept apparaît séduisant et prometteur.

Le ton humoristique s’impose dès la première planche, avec un décor de champ de bataille à l’époque viking. Mais il nous arrive de ne pas saisir l’intérêt d’une histoire. Surtout lorsque la chute nous laisse dans l’incompréhension ou simplement stoïque. En parallèle, d’autres histoires produisent l’effet escompté en nous faisant sourire.

En parlant de réception du lecteur, Karibou et Witko n’ont pas hésité à adopter un humour noir. « Cliché #45 » : une citadine retourne dans sa ville natale, dans le sud des Etats-Unis, où elle croise un ancien camarade de classe. Alors que le jeune homme lui vente les charmes de cette petite ville de campagne américaine, avec l’avantage de l’entre-soi, la jeune femme se retrouve le soir même, nez-à-nez avec des membres du KKK. Impossible de ne pas établir le lien avec le célèbre film La Main droite du diable.

De même, nous découvrons une scène de duel de western plutôt fantasque. Le champ-contrechamp, des cow-boys de Sergio Leone, prend ici une tournure érotique surprenante… Mais réussie. L’album regorge ainsi de références au 7e art, suscitant tantôt du désenchantement, tantôt de l’amusement. Du film de western, en passant par le drame politique, au film de science-fiction, la BD s’applique à reprendre un large panel de genres cinématographiques.

Le concept de la BD reste exaltant, spécifiquement si l’on s’arrête un instant sur les dessins d’une grande qualité. Cette tendance aux hachures met en lumière la texture du crayon, pour un résultat graphique soigné. Le choix d’un visuel hautement coloré rappelle la tonalité légère et divertissante de l’album.

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