ZOO

Le Tatoueur (Mars 2021)

couverture de l'album Le Tatoueur

Éditeur : Bamboo

Scénario : MatzDessin : Attila Futaki

Collection : Grand Angle

Prix : 14.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

3.5

Vous serez happés par ce récit noir taillé au cordeau, aux dialogues ciselés. Et vous ne regarderez plus jamais de la même manière votre voisin tatoué ni le chauffeur du taxi que vous prenez …

Zoli est un tatoueur, et un bon. Son travail est très apprécié, il n’a pas de problème pour vivre de son art à Paris. En revanche, il a un passé, quelque part, en Hongrie. Aussi, Zoli préfère rester discret. Jusqu’au jour où il fait la connaissance de Laszlo, un chauffeur de taxi énigmatique, qui laisse entendre que ses collègues sont les yeux et les oreilles de Paris. Et qu’un drame s’ourdit dans l’ombre. Cette rencontre au hasard d’une course (mais était-ce bien le hasard ?) en amène d’autres. Quel est donc ce complot ? Les chauffeurs de taxi forment-ils une société secrète ? Sont-ils les bons ou les méchants de l’histoire ? Quel rôle Laszlo veut-il amener Zoli à jouer ? Peu à peu, la nasse se referme sur ce dernier.


Matz, par ailleurs scénariste de Le tueur et de l’imparable trilogie Du plomb dans la tête, montre dans Le tatoueur qu’il est le maître du jeu et rappelle qu’il est un excellent dialoguiste. Il nous amène à dévorer cette histoire qui utilise les codes du roman noir, tout en étant dans l’air du temps avec ce parfum de complotisme. Il est vrai que le récit rend un brin paranoïaque… En refermant l’album, on peut regretter de ne pas avoir eu toutes les clés, mais on en a suffisamment appris pour le savourer.



Le dessin d'Attila Futaki

Le dessin de Attila Futaki
© Grand Angle


Au dessin, Attila Futaki, Hongrois (tiens, une coïncidence ?) excelle à donner des trognes à ses personnages. La mise en scène de chaque case fait vivre au plus près la tension qui sous-tend au fil des pages. L’entièreté de l’histoire se déroule la nuit et Futaki nous entraîne dans un Paris sans grâce, tantôt miteux tantôt banal, aux cinquante nuances de gris. Il aurait peut-être gagné à parfois mettre plus de décors dans certaines planches, mais leur aspect dépouillé contribue à l’ambiance : Zoli est seul.

Finissons par le début : mention spéciale pour la couverture : scotchante par sa sobriété apparente, en rouge et noir, et aux reflets élégants. Elle donne envie.

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