ZOO

Nowhere Girl (Mars 2021)

couverture de l'album Nowhere Girl

Éditeur : Dargaud

Scénario : Magali Le HucheDessin : Magali Le Huche

Prix : 19.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Dans ce très beau roman graphique autobiographique, Magali Le Huche raconte son début d’adolescence, marqué par les Beatles et la phobie scolaire. Un sujet important, traité avec juste ce qu’il faut d’autodérision et beaucoup de sensibilité…

Magali a 11 ans, et si elle est d’abord ravie d’entrer au collège pour découvrir le monde des grands, l’enthousiasme retombe vite et cède place à l’angoisse. Se rendre en cours devient une épreuve pour Magali, bientôt insurmontable. Elle souffre de phobie scolaire, qui la contraint à rester et à étudier chez elle. Si les premières semaines sont vécues comme un soulagement, cet auto-confinement forcé devient rapidement pesant. Heureusement, Magali n’est pas vraiment seule : elle a les Beatles. Découverts au hasard d’un disque de sa sœur, les quatre garçons dans le vent deviennent les soutiens de Magali, la petite bulle pop et colorée qui lui permet de s’évader et de surmonter, petit à petit, ce cap difficile qui durera presque deux années.

Magali se réfugie alors dans l'univers parallèle des Beatles

Magali se réfugie dans l'univers parallèle des Beatles © Dargaud

Magali Le Huche, bien connue pour ses albums jeunesse à succès, livre un superbe témoignage sur un mal-être dont on parle peu, et retranscrit parfaitement le difficile passage de l’enfance à l’adolescence, cet entre-deux bancal et déstabilisant…

Une BD sur la phobie scolaire

Une BD sur la phobie scolaire © Dargaud

La phobie scolaire, illustrée de façon très parlante par un sac d’école qui se fait de plus en plus lourd au fil des jours jusqu’à devenir véritablement écrasant, est rarement évoquée en bande dessinée. On en apprécie d’autant plus ce récit finement traité, qui malgré son sujet compliqué garde une jolie part de légèreté. Car la vie de Magali ne se résume heureusement pas qu’à cette pathologie : il y a les Beatles, aussi! La bichromie en noir et rose du quotidien laisse éclater les couleurs dès qu’il est question du groupe fétiche et salvateur, et progressivement, Magali reprend le contrôle et guérit…

Une vraie réussite littéraire et graphique!

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