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Sweet Jayne Mansfield - 1933-1967 (Mai 2021)

couverture de l'album Sweet Jayne Mansfield  - 1933-1967

Éditeur : Glénat BD

Scénario : Roberto Baldazzini, Jean-Michel DupontColoriste : Nicole Ballini

Collection : 9 ½

Genres : Historique

Prix : 22.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Ascension et décadence d’une étoile filante à Hollywood! Ce biopic dessiné par un Maître de l’érotisme nous touche avec le destin, empli de strass mais navrant, de Jayne Mansfield, icône glamour puis pathétique des USA des 50’s-60’s.

La couverture fait le tour de la question: bordée de rose, elle offre une vue plongeante sur Jayne Mansfield en maillot de bain dans une piscine, jetant en pâture à l’œil concupiscent sa poitrine généreuse qui affola une époque. La pose est affectée, le regard un peu perdu, la bouche figée dans un étonnement qui se veut sensuel. Mais Jayne investit tellement son rôle qu’elle en est touchante, entourée de son caniche rose, de lunettes de soleil de star et de champagne. La bouteille est ouverte depuis un moment, il y a de moins en moins de bulles…


Jayne Mansfield s'élève au rang de sex-symbol planétaire

Jayne Mansfield s'élève au rang de sex-symbol planétaire
© Glénat

Toutefois nous sommes dans une BD, et les bulles sont malgré tout nombreuses tout au long des 138 pages de ce récit qui s’ajoute à la collection 9 ½ de Glénat consacrée au cinéma. Les encadrés sont aussi très présents, apportant en voix off une bienveillance nuancée d’esprit en contrepoint des agissements pas toujours inspirés de l’actrice. A la lecture, vous ressentirez l’empathie de Jean-Michel Dupont pour son sujet. C’est d’autant plus salutaire que les choix de vie de Jayne auraient pu déboucher sur un traitement voyeuriste de mauvais aloi. L’ouvrage nous permet de plus de voir comment les studios contribuaient à créer un mythe avant de le laisser se détruire avec indifférence.


 L'une des plus célèbres blondes d'Hollywood

L'une des plus célèbres blondes d'Hollywood
© Glénat

Au dessin, Roberto Baldazzini, artiste italien dont la carrière doit beaucoup à des BD érotiques transgressives, se fait ici plus sage. Ce choix n’est pas une erreur de casting : son style entre Ted Benoît, Floc’h et Charles Burns apporte une ligne claire sensuelle et élégante, même si parfois un peu figée. Baldazzini reconstitue avec talent une époque, s’amusant en outre à insérer dans ses images des affiches de cinéma et couvertures de magazines d’alors. Sa Jayne n’est pas toujours si belle que ça, comme dans la vraie vie, mais comme elle en jette, quand l’inspiration est là!

Jayne était finalement une femme libre malgré ses addictions, dont celle à la célébrité. À lire.

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