ZOO

La fin d'un monde (Mai 2021)

couverture de l'album La fin d'un monde

Éditeur : Fordis

Scénario : Roberto Dal Pra'Dessin : Rodolpho Torti

Prix : 24.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

3.5

Dessin

4.0

Jan Karta, détective privé tenace dans l’Allemagne des années 20 et 30, mène des enquêtes dans lesquelles la petite histoire rejoint la grande sur fond de montée du nazisme. Plongez dans les eaux troubles berlinoises…

De prime abord, Jan Karta est une série dans la grande tradition des histoires de détectives privés. Des morts violentes comme il se doit. Un détective privé côtoyant un milieu interlope, où on ne sait jamais qui va trahir. Des femmes belles voire riches qui gravitent autour du héros, succombant volontiers à son charme…

Mais ce qui donne un cachet particulier à la série est son cadre: l’Allemagne de l’entre-deux guerres, où l’ombre du nazisme n’est jamais loin. Ce qui semble être de prime abord de «petites» enquêtes se révèle être plus proche du complot politique. D’une facture classique, le scénario de Roberto Dal Pra’ a en sus une dimension historique.


Les enquêtes de Jan Karta sont de retour

Les enquêtes de Jan Karta sont de retour
© Fordis

La personnalité du détective est également particulière. Pas très beau, pas toujours sympathique, pas forcément tendre avec «le beau sexe». Mais c’est un opiniâtre comme il se doit, et on l’accompagne avec plaisir dans ses pérégrinations, d’autant plus que le dessin de Rodolfo Torti a un certain cachet. Son trait réaliste allant à l’essentiel est très lisible, et sa maîtrise de l’équilibre des masses flatte l’œil du lecteur. Ses hommes sont typés. Ses femmes sont des beautés fatales.

Les lecteurs de BD ayant un peu de bouteille se rappelleront peut-être les 4 albums de Jan Karta publiés par Dargaud dans les années 80 avec des couleurs vives, puis des 2 albums de Vertige Graphic dans les années 2000, en noir et blanc. Cette fois, côté couleurs, le parti pris de Spartaco Ripa est d’être dans l’entre-deux. Des teintes entre un ton blafard et le sépia de la nostalgie, qui cadrent bien avec l’ambiance dégagée subtilement par cette vénéneuse série. À noter que certaines cases ont été redessinées au moins en partie, comme le révèle le dossier en fin d’album, sans qu’on nous explique pourquoi. Un souhait du dessinateur? Une demande de l’éditeur?

Attendons la suite qui nous conduira dans les pas de Jan Karta jusqu’en Italie. Vous avez dit fascisme?

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Commentaires et critiques (2)

couverture

Posté le 07/05/2020 à 16h02

avatar de NGOU

Merci pour la photo. Avez-vous un synopsis / résumé de l'album a disposition ?

Posté le 08/05/2020 à 13h28