ZOO

Animal Social Club (Août 2021)

couverture de l'album Animal Social Club

Éditeur : Dargaud

Scénario : Hervé BourhisDessin : Hervé Bourhis

Genres : Humour

Prix : 19.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

5.0

Dessin

3.5

Puisant dans ses expériences inabouties d’adaptations cinématographiques, Hervé Bourhis a conçu une comédie en BD caustique et drôle, avec des personnages bien sentis, à la fois insupportables et attachants.

Hervé Bourhis a su recycler son énergie vainement dépensée dans le milieu du cinéma pour en faire Animal Social Club, une BD au dessin rapide et nerveux, dont les délires semblent clairement ancrés dans le réel. Savoureux.

La couverture donne le ton. Une photo d’équipe à l’occasion d’un tournage. Un vieil acteur aux faux-airs de Patrick Dewaere ; une simili Catherne Deneuve un peu alcoolique ayant eu une aventure avec lui il y a 40 ans et qui lui en veut depuis ; une jeune chanteuse pulpeuse qui ne survit que si son dealer n’est pas loin ; un youtubeur au talent incertain mais fort de 3 millions d’abonnés ; un producteur ayant la phobie des microbes...

Et surtout Karine et Thomas, les deux scénaristes, pivots de ce récit. Un couple qui bat carrément de l’aile tant dans sa vie personnelle que professionnelle. Ils sont au creux de la vague, à bout de nerfs, snobs, veules, flagorneurs. On adore les détester. A force de défauts et de mauvais choix, ils finissent par devenir attachants.

Ils ont pourtant intérêt à être performants car ils ont trois semaines pour boucler un casting et convaincre un réalisateur qui a la tête de Jean-Luc Godard. Sans oublier que nos anti-héros doivent aussi trouver des financements venant des Régions pour boucler le budget du film. Une quadrature du cercle ressemblant à une mission impossible. L’occasion de séquences bien vues, d’autant plus qu’Hervé Bourhis ancre son histoire dans le réel en la situant après un 6ème confinement.

Animal Social Club

Animal Social Club
© Dargaud, éditions 2022

Revenons sur la couverture. Pour mentionner le cochon d’inde que caresse Thomas. Un protagoniste clé, surtout sur la fin, quand l’histoire bifurque dans une direction quelque peu surprenante. L’inquiétant cheval à l’œil rouge est un indice de ce pas de côté... ou pas.

Une comédie au rythme effréné, avec quelques coups de griffes, sans virer au règlement de comptes avec le milieu du cinéma pour autant. Et c’est tant mieux. Et c’est drôle.

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