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Debout les morts - Fantaisie macabre (Septembre 2021)

couverture de l'album Debout les morts  - Fantaisie macabre

Éditeur : Sarbacane

Scénario : Frantz DuchazeauDessin : Frantz Duchazeau

Collection : ROMANS GRAPHIQUES SARBACANE

Prix : 24.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Le fils du fameux révolutionnaire Emiliano Zapata sera-t-il à la hauteur de la réputation de son père décédé? Avec Debout les morts, Frantz Duchazeau convoque les défunts pour refaire la Révolution mexicaine.


Bienvenue au Mexique (au début du xxe siècle)! Frantz Duchazeau s’appuie sur les incontournables du folklore mexicain pour évoquer de manière assez surréaliste la Révolution mexicaine et ses lendemains. Et sans surprise, la mort y tient une place de choix. Les festivités liées au jour des morts, où les calaveras (les « têtes de mort») en céramique ou en sucre pullulent, font en effet partie des traditions mexicaines qui caractérisent le pays. Le personnage principal, un certain Emiliano, fils de Zapata, est d’ailleurs gardien de cimetière. Il est à l’origine d’un soulèvement d’un genre très étrange qui met à feu et à sang la capitale d’un État mexicain. Debout les morts pose ainsi une question quelque peu surnaturelle : que se passerait-il si les défunts ressuscitaient pour se venger de ceux qui les ont assassinés? Ici, c’est un cimetière entier de peones, une armée de squelettes, qui reprend vie pour punir ses bourreaux.



LES SQUELETTES COMME ALLIÉS

Debout les morts ne s’embarrasse pas de trop de repères chronologiques. Tout juste sait-on que Zapata est mort, et donc que l’intrigue se situe après 1919. L’album est une évocation plus qu’un récit précis de la période post-révolutionnaire, mais les éléments constitutifs du soulèvement contre le dictateur Porfirio Diaz sont là. Les paysans n’en peuvent plus d’être traités comme des esclaves par des propriétaires terriens sans considération pour les «99 %» de l’époque. Frantz Duchazeau y ajoute une (bonne) dose de fantastique en imaginant qu’une armée de squelettes vient venger les sans-grades en faisant des ravages dans les rangs de la classe dirigeante. Le flou entretenu entre hallucination, surnaturel et réalité fonctionne bien, mais on a du mal à être captivé par une intrigue qui se développe un peu au fil de l’eau. La lecture, pas désagréable, laisse un goût d’inachevé.



Article publié dans le Mag ZOO N°83 Septembre-Octobre 2021






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