ZOO

Écoute, jolie Marcia (Septembre 2021)

couverture de l'album Écoute, jolie Marcia

Éditeur : Cà et là

Scénario : Marcello QuintanilhaDessin : Marcello Quintanilha

Prix : 22.00€

ma collection
mes souhaits

La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Márcia bosse à l'hosto. Mais sa fille Jaqueline, qu'elle a élevée tant bien que mal dans le favéla de Rio, où les deux femmes vivent avec Aluísio, le compagnon de Márcia, part sérieusement en vrille, la tête la première dans le grand banditisme. Cette nouvelle BD du Brésilien Marcello Quintanilha serre le cœur et prend aux tripes.

Márcia, elle n'est pas maigre. Elle aime son boulot d'infirmière à l'hôpital de Rio de Janeiro. Sa vie dans la favéla avec son compagnon Aluísio, ouvrier dans le bâtiment, lui conviendrait si sa fille, l'exubérante Jaqueline, ne faisait pas le tapin, plongeant chaque jour un peu dans le grand banditisme. Drogue, règlements de comptes, passage à tabacs... Jaqueline va droit dans le mur et entraîne avec elle sa mère et Aluísio.



Écoute, jolie Márcia

Écoute, jolie Márcia
© Éditions çà et là, 2021

Marcello Quintanilha, auteur de Mes chers samedis, L'Athénée, Talc de verre, Les lumières de Niterói ou encore le polar Tungstène, prix de polar au festival d'Angoulême 2016, met la barre très haut avec ce nouveau roman graphique d'exception. Ce n'est vraiment pas un hasard s'il se retrouve en lice parmi les cinq derniers titres qui concourent au Grand Prix ACBD (association des critiques de bande dessinée) 2021.

Son récit prend aux tripes et serre littéralement le cœur. Plusieurs histoires en une, comme ce lien avec un femme malade qui lui fait découvrir le morceau Ecoute, jolie Márcia, entraînent le lecteur au cœur d'un thème universel : comment font les parents pour garder les deux pieds sur terre et les épaules hautes quand un de leurs enfants emprunte une route dangereuse...



Écoute, jolie Márcia

Écoute, jolie Márcia
© Éditions çà et là, 2021

Graphiquement, cette BD est un festival. Au premier abord, le dessin plein d'imperfection et le trait au prime abord tordu de l'auteur brésilien (qui vit à Barcelone) se révèlent comme une bombe qui explose au fil des pages. C'est non seulement bigrement adapté à la narration, à la fois très construite, pleine d'ellipses et de fantaisie. Mais le festival de couleurs porte haut le Brésil, la richesse de sa culture, les odeurs des rues habitées par le crime dans les favélas, l'exubérance de ses gangs. Ce n'est pas la mort va t'assassiner, Márcia. Ni ta fille. T'es drôlement plus solide que ça.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants