ZOO

Le grand vide (Août 2021)

couverture de l'album Le grand vide

Éditeur : 2024

Scénario : Léa MurawiecDessin : Léa Murawiec

Prix : 25.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Être immortelle et vivre dans une société où seule la présence sociale compte, ou sauter dans le Grand Vide au risque de ne plus tutoyer l'éternité ? C'est le choix, cruel, que doit faire Manel Naher, confrontée à une homonyme de poids : une chanteuse à succès. Dans sa première œuvre, Léa Murawiec brille par l'originalité de son récit et l'intensité de son dessin.

Dans une société effrayante où chacun ne brille que par sa présence, où les patronymes s'affichent sur les murs de la cité dans un fracas social incessant, Manel Naher a un problème. Un très, très gros problème, même : elle est l'homonyme d'une chanteuse à succès. Qui, il va sans dire, lui vole la vedette. Lui confisque sa présence. Alors que faire ? S'accrocher à cette vie pour être immortelle, ou franchir le pas pour faire le saut dans le Grand Vide, au risque de perdre l'éternité ?

Manel Naher est confrontée à une homonyme de poids : une chanteuse à succès

Manel Naher est confrontée à une homonyme de poids : une chanteuse à succès
© 2024, éditions 2021


C'est la première bande dessinée de Léa Murawiec. Mais peut-être serait-il plus juste de parler d'uppercut. L'auteure écrit une histoire hors des cases. On suit avec impatience la progression fulgurante de Mahel dans son existence tourbillonnante. On partage chacun de ses doutes, de ses émotions. Chaque fragment de son vécu est passé au crible dans une société du sabordage social et de la compétition. C'est beau et original.

Le Grand Vide, c'est un roman graphique franco-belge qui avance comme un manga. Bondissant, exubérant. Le trait est si souple qu'il en est élastique. Le rythme effréné fait plonger tête la première dans les angoisses d'une vie à être évalué sur sa propre présence. C'est tellement angoissant que c'en est intrigant.

Le trait est si souple qu'il en est élastique

Le trait est si souple qu'il en est élastique
© 2024, éditions 2021


Il y a deux approches en découvrant une première œuvre d'aussi haut niveau. Être tenté de penser que Léa Murawiec a une pression d'enfer pour la suite de ses créations dans la bande dessinée. Ou, simplement et sans façon, se dire que plus qu'un premier titre, c'est un sacré uppercut de rentrée.

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