ZOO

Seul le silence (Octobre 2021)

couverture de l'album Seul le silence

Éditeur : Phileas

Scénario : Collectif, R. J. Ellory, Richard GuérineauDessin : Collectif

Genres : Polar / Thriller

Prix : 18.90€

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La Critique ZOO de "Seul le silence"

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

En Georgie, dans les années 40 et les deux décennies qui suivent, un pervers massacre des fillettes, traumatisant le jeune Joseph. Jusqu’à ce que la vérité soit enfin révélée. Une BD âpre, efficacement adaptée d’un roman de J.R. Ellory.

Joseph Vaughan est un gosse d’Augusta Falls. Dans cette petite ville, tout le monde se connait. Quand un sadique se met à tuer des fillettes de 7 à 12 ans, voire à les découper en morceaux, on cherche le tueur. « On » ? Le shérif, bien sûr, mais aussi les fermiers, les « braves gens » et Joseph aidé de sa bande de copains. Cela ne peut pas être l’œuvre d’un gars du coin. Ou alors, un Allemand, comme le voisin de Joseph. Celui avec qui la mère du garçon, veuve depuis peu, a une liaison.



Seul le silence

Seul le silence
© Philéas, éditions 2022

Le temps passe et les cadavres se multiplient autour de Joseph, très affecté. Sa mère n’a pas toute sa tête, pour ne rien arranger. Toutefois, encouragé par une jeune professeure, Joseph s’évade dans l’écriture. Il a du talent. Les années passent. L’enseignante devient sa maîtresse, tombe enceinte, l’épouse. Le bonheur ? Non. Tout bascule... Joseph est loin d’être au bout de ses épreuves.

C’est un récit empli de noirceur, terriblement bien écrit, qui nous est présenté ici par Fabrice Colin. Il a su adapter le roman en utilisant des textes off (ce que nous raconte Joseph à la première personne) qui distillent la musicalité d’un destin implacable. Et les dialogues ne sont pas en reste, plantant un décor et adoptant un ton juste faisant écho à la dureté de la vie.



Seul le silence

Seul le silence
© Philéas, éditions 2022

Richard Guérineau a adopté un dessin presque réaliste, insistant sur le décor rural et sur des visages fermés, tourmentés, résignés. Les sourires sont rares. Seule la nature prodigue parfois un peu de douceur, tel ce magnifique arbre, page 40. Les étreintes de la passion amoureuse apportent aussi de courtes respirations salutaires. Elles ne durent pas. La palette de couleurs du dessinateur, souvent blafardes, contribue pleinement à l’ambiance.

Il y a un côté coup de poing à cette lecture. L’histoire prend aux tripes et ne nous lâche plus jusqu’au dénouement. Ce dernier est un poil trop rapide, peut-être. Pas grave. Les auteurs nous ont vraiment embarqués.

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