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Cauchemars Ex Machina (Janvier 2022)

couverture de l'album Cauchemars Ex Machina

Éditeur : Dargaud

Scénario : Jorge Gonzàlez, Thierry Smolderen

Genres : Historique

Prix : 25.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.5

Dessin

4.0

Pendant la 2nde guerre mondiale, deux auteurs de romans policiers en manipulent un 3ème, en lui insufflant par un stratagème de faux souvenirs de rêves, afin de piéger un dignitaire nazi. Un jeu de guerre avec ses errements, addictif.

Thierry Smolderen est un créateur d’univers originaux, comme il l’a prouvé par exemple dans la fascinante série Convoi (Philippe Gauckler au dessin) ou dans Gipsy (dessiné par Enrico Marini). Avec Cauchemars ex Machina, il a pleinement réussi un récit de manipulations dense, tendu, passionnant.



Cauchemars ex machina

Cauchemars ex machina
© Dargaud, éditions 2022

1991, Corneille Richelin, est retrouvé mort, une hache plantée dans la tête, dans une pièce fermée de l’intérieur. Le crime parfait ?

1938, un groupe d’auteurs de romans policiers se réunit à l’initiative du Baron allemand Von Richtenback. Richelin fait partie de ces écrivains. Il puise son inspiration dans ses rêves, qu’il note au milieu de la nuit pour s’en souvenir. La romancière anglaise Margery Allingham, narratrice de cette BD (en voix off), se joint à eux, à la demande des services secrets britanniques. Ces derniers sont d’autant plus intéressés par le Baron que son oncle est un puissant industriel nazi.

1942, la guerre fait rage. Von Richtenback est devenu le protecteur de Richelin et lui a commandé un scénario pour le cinéma. Margery est de nouveau sollicitée pour aider les alliés. A distance, en concevant un piège permettant d’attirer l’oncle, chef de l’industrie de l’armement du IIIè Reich et dirigeant un projet d’enrichissement d’uranium pour le moins inquiétant. Comment influencer les rêves de Richelin pour aider à tuer l’oncle de Von Richtenback ? Margery et Ernest Bornemann, écrivain allemand, vont construire un piège machiavélique, inspiré de mythes aryens.

Jorge Gonzalez, dessinateur argentin, apporte son graphisme singulier aux teintes souvent blafardes, correspondant bien à la période grise qu’était de la seconde guerre mondiale.

Ce jeu de manipulations est déroulé de manière méthodique, tout en nous faisant ressentir les états d’âme de Margery. Nous sommes en temps de guerre mais les conséquences vont au-delà. Cette BD est une réussite.

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