ZOO

Erreur système (Mars 2022)

couverture de l'album Erreur système

Éditeur : Casterman

Scénario : Jenolab, Valérie Mangin

Prix : 19.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Un scénario qui tranche à vif tout en se permettant d’être dans la nuance, pour décrire un monde de demain pas plus réjouissant que le nôtre. Qui est Anastasia, jeune policière efficace mais au grand cœur ? Une surprise nous attend à ce sujet.

Dans un futur proche, un implant fait à chaque humain permet aux autorités d’anticiper face à ceux qui ont des intentions malveillantes, d’où une société sécurisée. Ce qui n’empêche pas certains d’être « implantophobe », même quand ils sont policiers, telle l’empathique Anastasia Ovard. Laquelle doit faire face à une série d’attentats-suicides imprévus, mettant à mal le système. En pleine campagne présidentielle, qui plus est. Mais Anastasia est-elle vraiment une policière comme les autres ? Anastasia, à l’instar de la jeune femme qui se présentait comme la Grande Duchesse Anastasia ayant survécu au massacre de sa famille, est-elle vraiment la personne que l’on croit ?

Valérie Mangin a commencé à écrire ce scénario, qui a des faux-airs de Philip K. Dick, à l’issue des Présidentielles de 2017. Si nous ne vivons heureusement pas dans le monde décrit ici, certaines pistes explorées par l’autrice ressemblent de moins en moins à de la science-fiction, au vu des progrès technologiques et de leurs applications. Comme les livraisons par drone, par exemple, voire même les fameux implants. Et surtout, la scénariste a réussi dans cette histoire à ne pas être manichéenne, laissant aux principaux personnages leurs zones d’ombre et une certaine ambigüité bienvenue. Tel Kévin, le petit ami d’Anastasia, ou l’inquiétante Présidente Constand.

Erreur système

Erreur système
© Casterman, 2022

Jenolab est très à l’aise graphiquement dans cet univers. Il nous dépeint de son trait précis un futur pas folichon, mais bien dessiné, ce qui aide à avaler la pilule. Le dessin de ses personnages est souple et expressif, et ses décors urbains à la palette numérique sont tout à fait crédibles. Et mention spéciale pour la scène se passant à Kimiland !

Au final, un récit convaincant, qui s’achève à la fin de ce one-shot, mais laissant une ouverture pour une suite éventuelle. Ce serait bien, sinon le lecteur restera un peu sur sa faim.

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