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Arjuna (Juin 2022)

couverture de l'album Arjuna

Éditeur : Glénat BD

Scénario : Laurence Baldetti, Mathieu MariolleDessin : Laurence Baldetti

Collection : Hors Collection

Genres : Fantastique

Prix : 19.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.0

Dessin

5.0

Aventures, exotisme et fantastique sont les cocktails de ce long one-shot vitaminé se déroulant en Inde, porté par le graphisme vitaminé de Laurence Baldetti. Personnages truculents et combats sont au menu. C’est réussi.

L’Inde n’est pas encore un des fleurons du Commonwealth : l’influence portugaise se fait ressentir (symbolisée ici par un prêtre défroqué) et surtout, l’occupant britannique est fort occupé à tuer un à un les dieux du polythéisme hindou, estimant qu’il ne sera tranquille que quand ils seront tous éliminés. Métaphore à peine voilée sur le colonialisme remplaçant les cultes locaux par une religion importée. On voit bien le dilemme qui s’offre aux Indiens, entre coopération et résistance.

Toutefois, il ne s’agit pas d’une BD moralisatrice sur la colonisation qu’a écrite Mathieu Mariolle. Mais c’est bel et bien un récit rythmé avec des personnages hauts en couleurs, comme en témoignent les dialogues savoureux que le scénariste a concoctés. Arjuna est une mercenaire redoutable, qui vend ses services à l’armée anglaise pour dénicher et tuer, malgré leurs pouvoirs, les dieux hindous. Par un concours de circonstances, elle est amenée à protéger avec Kanhoji Angre, un pirate, la fille enceinte d’un colonel anglais, Mademoiselle Boone. Le bébé à naître serait la réincarnation de Ravana, un dieu redoutable qui avait été éliminé par les autres dieux. Tout le monde veut s’emparer d’elle, les Thugs, Shiva, les Anglais, les Hindous, pour l’exécuter ou pour faire de son enfant le hérault de la lutte contre l’occupant. Beaucoup d’action, de combats, de violence parfois, mais aussi de l’humour.

Arjuna

Arjuna © Glénat, 2022

Le dessin de Laurence Baldetti en impose, dès la couverture, magnifique, avec son vernis sélectif rouge et son fond façon mosaïque. Les pages intérieures ne sont pas en reste. La construction des planches est technique, bien agencée. Il y a beaucoup de mouvement, d’élan, de puissance graphique. On peut penser à une influence du comics. Mais le style est bien propre à la dessinatrice, qui impose sa patte dans cette histoire.

Ce one-shot nourri d’une quatre-vingtaine de pages est une jolie surprise.

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