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Djemnah, les ombres corses (Mai 2022)

couverture de l'album Djemnah, les ombres corses

Éditeur : Delcourt

Scénario : Philippe Donadille, Patrice Réglat-Vizzavona

Prix : 24.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.0

Dessin

5.0

A la fois un jeu de piste via des indices laissés 100 ans plus tôt et une belle plongée dans le maquis de ses origines pour Ange Pizarti, le héros. Il va goûter les charmes de la Corse, joliment rendue sous le pinceau et la plume des auteurs.

La couverture respire le soleil. Au premier plan, une jeune femme brune à l’ombre des feuillages, apportant de la fraîcheur et une part de mystère. Elle attend un jeune homme dans l’effort de l’ascension, sur un chemin escarpé. La mer, calme et majestueuse à l’arrière-plan.

Cette aquarelle est une bonne entrée en matière pour parler de cet ouvrage fort plaisant à lire. Ange, Parisien d’origine corse n’ayant jamais été sur la terre de ses ancêtres, va être mis sur la trace d’un « trésor » lié à Napoléon et s’embarquer pour l’Ile de Beauté. Il se retrouve à Ogliastro, un village partagé entre un petit port et une poignée de maisons 2 km plus haut. Il y fait connaissance, outre sa logeuse, du prêtre du village et de Casilda, jeune femme qui l’attire immédiatement. Son 1er indice est un dessin datant d’un siècle plus tôt. Il va rapidement découvrir qu’une pièce maîtresse du puzzle est un navire coulé un siècle plus tôt. Et qu’il y a un lien avec sa propre famille...

Philippe Donadille sait donner le rythme nécessaire à son récit, partagé entre une douce indolence due au cadre enchanteur et une tension sous-jacente. Car le lecteur découvre rapidement qu’Ange est manipulé. Sa venue à Ogliostro a été provoquée (il y a d’ailleurs une ficelle scénaristique un peu grosse à ce sujet) et nous ne savons pas si les intentions de ceux qui oeuvrent dans l’ombre sont bienveillantes.

Djemnah, les Ombres corses

Djemnah, les Ombres corses
© Delcourt, 2022

Patrice Réglat-Vizzanova, dessinateur d’origine corse, apporte sa palette à l’aquarelle et c’est franchement réussi. Nous ressentons la chaleur écrasante de l’été, adoucie par l’air marin et la végétation. Mais son scénariste lui permet aussi de varier ses ambiances, puisqu’un chapitre se déroule en hiver. Nous découvrons alors une autre Corse. Enfin, Casilda est bien charmante sous son pinceau, en toute saison.

Au-delà de l’énigme et de la quête d’Ange de ses origines, l’album apporte un parfum bien agréable. A lire.

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