ZOO

Hoëdic ! (Avril 2022)

couverture de l'album Hoëdic !

Éditeur : Editions du Tiroir

Scénario : Bruno BazileDessin : Bruno Bazile

Prix : 18.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

3.0

Saint-Nazaire est le décor, dans les années 70, du quotidien d’une bande d’ados pour partie pétris de la BD franco-belge de l’époque. Un récit touchant. Comme quoi, il n’y a pas que Riad Sattouf pour être crédible sur le sujet...

Bruno Bazile nous raconte son adolescence bretonne dans Hoëdic !, BD qu’il a mis 10 ans à accoucher. Nous sommes dans les années 70, ponctuées par l’élection de Giscard en 1974 ou la sécheresse de 1976.

Mais ce qui rythme surtout les semaines de collège puis celles du lycée, ce sont les lectures des bandes dessinées de l’époque. Notamment dans le journal de Spirou, que lit « Bubu », principal protagoniste du récit, mais aussi ses copains Teddy et Franck le redoublant, une sorte de grand frère pour lui. Sont dans le Panthéon des ados les jolies héroïnes Natacha l’hôtesse de l’air, Aymone et Yoko Tsuno. Mais aussi Archie Cash et Blueberry, modèles de virilité. Sans oublier Tif et Tondu, Gaston Lagaffe, Gil Jourdain... Non, ce n’est pas une faute de frappe, la BD parle de Jourdain, et non pas de Gil Jourdan. Sans doute une question de droits avec les héritières de Maurice Tillieux...

Les lecteurs quinquagénaires ou sexagénaires retrouveront sûrement bien des souvenirs en lisant cet album un poil nostalgique. Mais il ne leur est pas uniquement destiné. L’amour platonique que porte Bubu à Anne, l’humour potache (et parfois bien lourd) de ces âges, l’admiration portée au redoublant à qui les hormones de l’adolescence ont permis d’avoir un temps d’avance, les premières prises de conscience (ou non) concernant la place de la femme dans la société, l’écologie, la mort d’un proche... Autant de thèmes qui font toujours écho aujourd’hui. Ils parleront à chacun, quel que soit son âge.

Hoëdic !

Hoëdic !
© Editions du tiroir, 2022

Le dessin de Bazile est rapidement troussé mais il porte bien le propos. On appréciera ses fausses couvertures du journal de Spirou de l’époque. Stibane assure le service côté couleurs, minimalistes, juste pour habiller le dessin.

L’album court sur 140 pages et s’il est organisé sous formes de petites scénettes, le tout forme vraiment une histoire. Avec son lot d’émotions. Une lecture recommandée.

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