ZOO

Colorado train

couverture de l'album Colorado train

Éditeur : Sarbacane

Scénario : Alex W. InkerDessin : Alex W. Inker

Genres : Polar / Thriller

Prix : 29.00€

  • ZOO
    note Zoo5.0

    Scénario

    5.0

    Dessin

    5.0
  • Lecteurs
    note lecteurs3.3
    2 notes pour 0 critique

Le synopsis de l'album Colorado train

Milieu des années 1990, une ancienne ville minière écrasée de toutes parts par les montagnes rouges du Colorado. C'est dans cette Amérique "profonde" , oubliée dans une décennie de prospérité économique, que grandit Michael, un ado paumé style skateur cheveux mi-longs baggy hoody et converses. Il y a aussi Durham, le gamin SDF accro au crack ; le gros Don, qui s'efforce d'échapper aux brutes du collège ; et, bien sûr, Suzy, la rebelle androgyne, toujours un coquard au coin de l'oeil laissé par son shérif de père. Mais la vie est belle parfois, entre le skate l'école, buissonnière, les rêves, les premières fois, de l'amour aux bières, tout ça sous le soleil cuisant de juillet... Jusqu'au jour où un gosse de la ville qui avait disparu est retrouvé à moitié dévoré. Aussitôt, les quatre potes décident d'enquêter. Dans l'ombre, le tueur - la Chose ? - les regarde s'agiter. Et bientôt les prend en chasse.


Train direct pour la mort

Le talentueux Alex W. Inker change totalement de registre : il s’essaie à l’horreur, et une fois encore, c’est une réussite !

Décidément, Alex W. Inker ne cesse de nous surprendre et de nous impressionner. L’auteur nordiste se réinvente au fil de ses créations. Si l’on savait déjà qu’il était capable de magnifier un roman en BD après Un travail comme un autre, on ne l’attendait pas forcément dans le registre de l’horreur. C’est pourtant désormais chose faite… et avec quel brio !

Un univers digne de Stephen King

Alex W. Inker s’attaque cette fois au roman à succès de Thibault Vermot Colorado Train qui nous plonge dans l’Amérique des années 50, une Amérique profonde à peine sortie de la Seconde Guerre mondiale. On y retrouve Michael et ses copains. Pendant que certains passent leurs journées à construire une fusée, le gros Don s’efforce d’échapper aux brutes du collège. L’enfance, les jeux, les rêves… jusqu’à ce que tout bascule. Un gosse de la ville disparaît, puis est retrouvé, quelques jours plus tard, à moitié dévoré. Aussitôt, les cinq copains décident d’enquêter. Dans l’ombre, le tueur (mais est-ce un humain?) les regarde s’agiter. Et bientôt, il les prendra en chasse. On pense beaucoup à Stephen King : l’enfance, l’amitié (Stand by me), l’horreur qui les prend en chasse (Ça)… en tout cas, on frissonne !

Colorado train

Colorado train © Sarbacane, 2022

Du noir et blanc digne de Chabouté

Alex W. Inker s’est parfaitement saisi du récit et l’a parfaitement mis en images. Les scènes d’horreur sont parfois crues et le choix du noir et blanc colle parfaitement à l’histoire et ne fait qu’apporter de l’épaisseur à cet album qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. Un seul mot : bravo! On attend avec impatience la nouvelle surprise que nous concoctera cet auteur décidément plein de ressources !

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