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On la trouvait plutôt jolie (Septembre 2022)

couverture de l'album On la trouvait plutôt jolie

Éditeur : Michel Lafon

Scénario : Joël Alessandra, Michel Bussi

Genres : Roman Graphique

Prix : 22.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.5

Dessin

4.0

Quels liens a Leyli, femme africaine qui fut autrefois aveugle, avec la série de meurtres dont sont victimes des hommes piégés par leur désir ? Le business de l’immigration clandestine est la toile de fond de ce thriller intelligent. 

Leyli est allongée sur le sable, un couteau près d’elle, dans une flaque de sang. Est-elle coupable ? Victime ? Complice ? Un simple témoin ? Un peu tout à la fois ? Dans le fond, un groupe d’hommes et de femmes marche dans le désert. Des migrants... La couverture donne le ton tout en semant quelques indices. 

Joël Alessandra a beaucoup voyagé en Afrique, continent qu’il a déjà évoqué dans plusieurs albums. C’est donc tout naturellement qu’il signe l’adaptation du best-seller On la trouvait plutôt joliede Michel Bussi, écrivain actuellement très convoité par les éditeurs de BD. Leyli est une belle femme d’origine africaine installée à Marseille. Elle fait les ménages dans un hôtel tout en rêvant d’un appartement plus grand pour elle et ses enfants. Parallèlement, des hommes liés à Vogelzug, une association humanitaire d’aide aux migrants, sont assassinés par une mystérieuse jeune femme, nommée Bamby comme la fille aînée de Leyla. Un lieutenant de police mène l’enquête, mais le commissaire semble avoir des liens avec le fondateur de Vogelzug. Est-ce une bonne chose ? 


On la trouvait plutôt jolie
© Michel Lafon, 2022

Joël Alessandra a su conserver dans son adaptation du roman une certaine complexité bienvenue. Le lecteur est tout de suite capté par l’intrigue et ne lâche pas le livre avant la dernière page. Des flash-backs font découvrir peu à peu la vie passée de Leyli. Et quand un détail laisse deviner une nouvelle perspective, on se surprend à revenir fiévreusement en arrière pour relire certains passages, offrant ainsi de nouvelles perspectives. Ingénieux et addictif. 

Le dessin mis en couleur à l’aquarelle par l’auteur est faussement naïf, un peu comme celui de Jacques de Loustal (tout en ayant sa personnalité propre). Il porte bien le propos, que l’on soit en France ou de l’autre côté de la Méditerranée. 

Le fond et la forme se rejoignent pour aboutir à un tout très cohérent et passionnant, jusqu’au twist final. 

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