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Le syndrome de l'iceberg

couverture de l'album Le syndrome de l'iceberg

Éditeur : Sarbacane

Scénario : Paul ReyDessin : Paul Rey

Genres : Science-Fiction

Public : À partir de 16 ans

Prix : 28.00€

  • ZOO
    note Zoo3.0

    Scénario

    3.0

    Dessin

    3.0
  • Lecteurs
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Le synopsis de l'album Le syndrome de l'iceberg

Hiver 2055. Ezra, développeur de jeu vidéo dans la Silicon Valley depuis dix ans, reçoit un appel de Marseille, sa ville natale. C'est son père : son frère, Yan, a disparu, il faut qu'il revienne d'urgence. Bon gré, mal gré, Ezra s'envole vers le Vieux Continent pour chercher ce frère à qui il n'a plus adressé la parole depuis des années. Sur place, il est obligé de renouer avec un passé qu'il avait tenté de fuir et en particulier avec son père, diminué et acariâtre, reclus dans la maison familiale perchée dans la garrigue. Son enquête le mène jusqu'au docteur Daoud, le psychiatre de Yan, qui lui parle d'un étrange mal, la misanthropie, provoqué par les Assistants Personnels Intelligents. Ces voix, programmées dans le moindre objet électronique et envahissant les vies de chacun nuit et jour, sont si réalistes qu'elles remplaceraient chez certains le besoin d'entretenir des relations sociales et entraîneraient, dans le pire des cas, un repli sur soi...

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I-Addiction

Ezra, développeur, est confronté à la disparition de son frère préférant la compagnie des IA à celle des Hommes. Il n’est pas le seul à être lentement atteint du syndrome de l’iceberg… Un roman graphique d’anticipation sur un sujet d’actualité glaçant à la colorimétrie recherchée.

Ezra, développeur de jeux vidéo, est contraint de quitter la Californie pour retrouver son frère, Yan, disparu. Ezra, qui ne lui a pas parlé depuis 10 ans, ne sait pas par où commencer. Jusqu’à ce qu’il rencontre le psychiatre de Yan : le docteur Dazi. Le médecin l’alerte sur l’émergence d’un nouveau mal : le syndrome de l’iceberg. Depuis plusieurs années, tous les objets du quotidien sont équipés d’une assistance vocale. Jamais contrariants, toujours à l’écoute, les IA prennent étrangement vie. Au point que certains en deviennent fou…

Paul Rey nous propulse en 2055 dans un Marseille envahi par les intelligences artificielles. S’inspirant du syndrome hikikomori, poussant des gens à s’enfermer chez eux dans une forme de réclusion numérique, il interroge notre rapport à l’intelligence artificielle. Une question terriblement d’actualité alors que ChatGPT ne cesse de faire parler de lui.

Le syndrome de l'iceberg

Le syndrome de l'iceberg
© Sarbacane, 2023

Le point fort du scénario est la façon dont le thème est abordé, sans condamnation des motivations des Hikikomori, avec un recul très humain sur la situation. On regrette cependant de ne pas avoir plus d’explication sur les motivations de ces personnages devenus misanthropes particulièrement quand l’existence d’une « organisation parallèle » est suggérée.

L’intrigue est un peu prévisible. La romance qu’entretient le personnage principal est maladroite et convenue, là où ses relations familiales sont riches et développées. La fin légère fait davantage de cet album une fable d’anticipation qu’un récit dystopique dur.

Le dessin de Paul Rey est classique. Les personnages s’effacent, la narration est essentiellement portée par les dialogues. L’ambiance colorée donne beaucoup de charactère à l’album, grâce à un camaïeu de parme, de bleu ciel et de jaune pastel. Paul Rey sait parfaitement donner une identité colorée à ses histoires, pour Le syndrome de l’iceberg comme pour Jardin d’hiver.

Un roman graphique d’anticipation qui nous parle déjà de notre quotidien lentement consumé par le numérique.

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