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Albertine a disparu

couverture de l'album Albertine a disparu

Éditeur : Glénat BD

Scénario : Vincent Guerrier, François VignolleDessin : Vincenzo BizzarriAuteur :

Prix : 23.00€

  • ZOO
    note Zoo4.0

    Scénario

    4.0

    Dessin

    4.0
  • note lecteurs4.1
    4 notes pour 1 critique

Le synopsis de l'album Albertine a disparu

À la campagne, tout le monde se connaît et s’entraide… n’est-ce pas ? Dans son bureau où il sue à grosses gouttes, Gilles Poulain est suspendu à son téléphone. Maire du petit village de Courteville, il s’enquiert de la santé des plus fragiles durant la canicule. Sans parler qu’à la chaleur suffocante s’ajoute le Covid. Un nom lui revient en mémoire, celui de la doyenne du village Albertine Buisson, 99 ans. Comment se porte la vieille dame ? Cela fait longtemps qu’il ne l’a pas vue et, de toute évidence, il n’est pas le seul… Ses voisines, tout aussi âgées, ne lui rendent plus visite et les badauds que M. le maire interroge répondent tous : « pas vue dans le coin » Quant à Roselyne, la coiffeuse, elle ne se soucie guère de sa belle-mère. Heureusement que son fils Christian lui apporte à manger tous les samedis. Mais alors, pourquoi le portail de la maison reste-t-il toujours fermé ? Le zèle de Gilles finit par agacer les...

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Portée disparue

L’évolution de la démographie est claire : notre société vieillit. Mais s’occupe-t-on vraiment de nos vieux ? Ce roman graphique, inspiré d’une histoire vraie, met en scène la question.

Le maire Gilles Poulain connait bien sa commune de Courteville. En ces temps de Covid et de canicule, il met tout en œuvre pour prendre des nouvelles régulières de chaque vieux de sa localité. Mais depuis le début de sa tournée téléphonique, il n’a pas de réponses d’Albertine, la doyenne du village. A bientôt 100 ans, la vieille dame au caractère acariâtre a fait le vide autour d’elle. Mais depuis quand n’a-t-on plus de nouvelles exactement ? Sa belle-fille Roselyne, la coiffeuse et conseillère municipale, ne la pas vu depuis 40 ans mais son fils lui apporte ses courses tous les samedis. Sauf que ce dernier, covidé, se retrouve hospitalisé… Contre l’avis du conseil municipal qui préfère se concentrer sur la famille de parisiens qui viennent d’emménager, le maire va mener son enquête pas à pas.

 Albertine Buisson, 99 ans, doyenne de son village a disparu

Albertine Buisson, 99 ans, doyenne de son village a disparu © Albertine a disparu - Glénat

Oubliée

Avec les Fossoyeurs, Au cœur du scandale des Ehpad de Victor Castanet (Prix Albert Londres 2022), la France découvrait l’état catastrophique des établissements pour personnes âgées. Mais qu’en est-il de ceux qui restent à domicile ? Avec la démographie vieillissante et le réchauffement climatique, seule la solidarité de la communauté peut faire la différence. Inspirée d’une histoire vraie, avec un dessin réaliste et aérien, ce titre pose la question essentielle de la responsabilité de chacun de nous dans la survie de Jeannine, Roger, Simone, Jacqueline ou Alfred. Un album parfait pour souligner que les oubliés de nos villes et de nos campagnes doivent revenir au centre des préoccupations de nos politiques, car demain, avec un peu de chance, ce sera nous les vieux…

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Commentaire et critiques (1)

note de la critique de quentin-san

3.0

C'est d'abord le dessin qui m'a attiré : visuellement, le style m'a beaucoup plu. Cependant, mon ressenti global reste mitigé en raison d'un vrai fossé entre mes attentes et la nature du récit. Vendu comme un polar social, le scénario est en réalité très passif et se contente de suivre les errances du maire de la commune. Je m'attendais à une véritable enquête et ce manque de dynamisme a fini par lasser mon intérêt, malgré la beauté du trait. Même si le message de fond sur l'isolement de nos aînés est clair, le traitement trop contemplatif m'a empêché d'être réellement touché.

Le constat est le même pour la fin. Face au drame, on assiste au choc des villageois, aux querelles et à l'emballement médiatique, mais sans aucune révélation marquante. C'est une conclusion réaliste et triste, certes, mais bien trop plate pour m'emporter comme je l'espérais.

Le 04/05/2026 à 22h39