Humains vs succubes : le combat millénaire ! Le combat dantesque qui opposait le capitaine Yamada à Jockt s'est achevé tristement... mais la jeune femme a confié ses espoirs et ses rêves aux nouveaux éléments de Marsa ! L'organisation décide de mobiliser toute sa force de frappe et de lancer l'assaut sur la zone contrôlée par les succubes musculaires... Ukyo, le deuxième fils de Big Daddy, est à la tête d'une école où les élèves apprennent à transformer des humains en succubes...
Ensemble, les capitaines Rikiya Kasuga et Yuto Kurogane passent alors à l'offensive ! La guerre fait rage entre l'humanité et les enfants terribles de Lilith ! Dans un univers aux frontières du manga et du cinéma, Takuma Tokashiki revisite le mythe des succubes, aussi fascinantes que terrifiantes !

Lili-Men - T5

Guillaume Mistrot, Clair Obscur, Tokashiki Takuma
Série : Lili-MenTome : 5/8Éditeur : Ki-oon
Auteur : Tokashiki TakumaTraducteur : Guillaume Mistrot, Clair Obscur
Collection : Seinen
Genres : Manga, Science-Fiction, Seinen
Public : À partir de 12 ans
Prix : 7.95€
- ZOO
3.0
Scénario
3.0
Dessin
3.0

- Lecteurs0 critique
Le synopsis du manga
La critique ZOO
Lili-Men raconte l’histoire de Nito, adolescent au physique fragile et à l’aspect d’un nouveau-né, vulnérable mais déterminé à se sortir de sa condition. Dans ce cinquième tome de Lili-Men, on s’étonne d’une inversion des rapports de force, où tout n’est plus tout blanc ou noir, jusqu’à en questionner la morale de Marsa, pourtant destinée à sauver l’humanité des succubes. Que nous réserve donc Takuma Tokashiki ?
Naissance d'un succube
Dans le premier volume, Takuma Tokashiki nous pose le contexte dans lequel évolue Nito, un centre où seuls les plus forts s’en sortent et ont une chance de vivre dans le monde extérieur. Depuis sa naissance, il fomente une liste de tout ce qu’il rêve d’accomplir une fois libre, de même que ses amis, plus forts et pour qui cette éventualité approche de plus en plus. Finalement, on découvre que ce centre n’est autre qu’une pépinière réservée à l’élevage de succubes, des démons à l’apparence humaine qui s’emparent des humains pour en faire des couveuses. Nito est à la poursuite de ses rêves, malgré les obstacles qui lui tombent dessus et les ennemis qui accourent. Ses rêves, mais aussi ceux de ses amis disparus, sont le moteur de son existence, il s’y accroche non sans peine et s’épanouit au fur et à mesure qu’il les réalise, malgré un environnement à la fois violent et lugubre que ponctuent les différents flash-back des personnages, presque tous victimes des démons.

Extrait du T.1 de Lili-men, par Tokashiki Takuma
© Ki-oon, 2025
Dans le second volume, l'auteur nous invite à la mise en exergue d’une double-persécution vis-à-vis des mi-hommes mi-succubes, ni d’ici ni d’ailleurs. Les frontières se brouillent, les deux groupes se partagent des traits de caractère que chacun cherche à imiter, jusqu’à en perdre leur état d’origine : la relation entre Hiiro et Shion le prouve lorsque cette dernière explique que “les succubes n’ont que faire des sentiments pourtant” - un nouvelle sensibilité se dessine pour ces démons pourtant décrits comme les ennemis depuis toujours.

Extrait du T.2 de Lili-men, par Tokashiki Takuma
© Ki-oon, 2025
Une inspiration qui s'essouffle
Dans ce cinquième tome, on s’étonne d’une inversion des rapports de force, où tout n’est plus tout blanc ou noir, jusqu’à en questionner la morale de Marsa, pourtant destinée à sauver l’humanité des succubes. Les dessins sont très expressifs, dans le genre body horror, des corps qui repoussent les limites de la science avec des excroissances à en effrayer plus d’un, à la manière de Mahito dans Jujutsu Kaisen ou de Tomie façon Junji Ito.

Extrait du T.5 de Lili-men, par Tokashiki Takuma
© Ki-oon, 2025
Cependant, l'œuvre manque d'identité et fait plutôt patchwork d'inspirations, notamment de Tokyo Ghoul pour le concept d'hybrides rejetés par les deux camps, sans jamais vraiment s'émanciper. L'action est assez brouillon, pas forcément bien mise en scène avec très peu de personnages suffisamment marquants pour pousser à poursuivre la lecture. Les séquences d'affrontement deviennent vite illisibles, les planches se chargent de détails qui embrouillent plutôt qu'ils ne clarifient.

Extrait du T.5 de Lili-men, par Tokashiki Takuma
© Ki-oon, 2025
Au final, l'ambition de développer un personnage principal, Nito, coincé entre deux mondes à l'existence tellement misérable que le simple fait d'avoir un quotidien où il se nourrit et prend du plaisir peut faire office de rêve, reste moins bien utilisée et traitée que dans Chainsaw Man, où Denji transforme cette même misère initiale en véritable force narrative.
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