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Juste après la vague

couverture de l'album Juste après la vague

Éditeur : Rue de Sèvres

Auteur : Auteur adapté :

Prix : 25.00€

  • ZOO
    note Zoo5.0

    Scénario

    4.5

    Dessin

    5.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album Juste après la vague

Une vague géante déferle sur le monde et engloutit tout sur son passage. Le monde que connaissait Louie et sa famille a disparu, mais eux ont survécu. Du haut de leur colline devenue îlot, leur quotidien est étrangement tranquille et bien réglé : maman prépare le café, les enfants se lèvent grâce à la délicieuse odeur des tartines grillées, papa récolte les oeufs frais du matin tandis que la mer, elle, monte chaque jour un peu plus.
Les parents n'ont d'autres choix que de faire face à la montée des eaux. Seulement, il n'y a pas assez de place dans la barque. Quels enfants laisser derrière ? Sera-t-il possible de revenir les chercher ? Seront-ils capables de survivre jusque-là ?


Submergés par les eaux et les émotions

Qu’elle est terrifiante, cette histoire ! On suit, haletant, les efforts désespérés d’une famille nombreuse pour survivre face à la montée des eaux qui a submergé la planète. Le dessin transcende l’émotion suscitée par ce récit coup de poing.

On a peu de détails sur la Catastrophe, imaginée au départ par Sandrine Collette dans un roman : l’effondrement d’un volcan, puis une énorme vague. Résultat : les terres submergées. Une famille a survécu dans sa maison sur une colline devenue un îlot. Une BD avec une famille si nombreuse, c’est rare. Neuf enfants ! Mais l’eau continue à monter et seuls six pourront accompagner les parents sur la barque censée les aider à trouver les « terres hautes ». Le père reviendra chercher les autres après.

Des dessins à couper le souffle, que l'on doit à Dominique Monféry.

Des dessins à couper le souffle, que l'on doit à Dominique Monféry.
© Rue de Sèvres, 2026

Le beau dessin de Dominique Monféry est nerveux et travaillé. On sent l’angoisse des trois enfants que les parents ont choisi de laisser derrière eux. Et le sentiment de culpabilité de la mère, personnage clé. Le père, lui, est en mode survivaliste. Pas le luxe d’avoir des états d’âme. La luminosité, subtilement traduite par des couleurs à l’aquarelle, est étrangement inquiétante, sur l’île comme sur les eaux. Quels monstres marins se cachent dans les profondeurs ? Comment résister aux tempêtes sur une coquille de noix ? Vont-ils tous survivre ? Rien n’est moins sûr. Et comment trois enfants livrés à eux-mêmes dans de telles conditions pourraient-ils ne pas dérailler ? Jusqu’où iront-ils sans adulte pour remettre de l’ordre ? Les expressions du garçon de huit ans sont étonnantes de justesse.

Un récit post-apocalyptique signé Sandrine Collette, sublimé par Dominique Monféry.

Un récit post-apocalyptique signé Sandrine Collette, sublimé par Dominique Monféry.
© Rue de Sèvres, 2026

Nous suivons alternativement le destin de l’un et de l’autre groupe, et la tension est palpable dans les deux cas. L’intensité dramatique est impressionnante. Le propos n’est pas un discours environnementaliste, mais reste centré sur la famille et ses réactions face à des situations extrêmes. Et nous, comment réagirions-nous ?

Article publié dans ZOO Le Mag N°108 Janvier-Février 2026



L'actualité autour de l'album Juste après la vague


La bande annonce sur l'album Juste après la vague

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