En 1919, dans le sud de la France, la guerre s’éloigne, le temps du retour a sonné. Mais les trains rapportent au pays autant de soldats que de tragédies. Les familles Rateau et Châton attendent de revoir leurs hommes engagés sur le front. À l’ombre des arbres du grand jardin, l’espérance est un poison qui étouffe les cœurs. Seuls Alphonse Rateau, le mari de la narratrice, et Paul, le fils des voisins, reviennent vivants. Lorsque son père part pour la guerre, le petit René entreprend de construire un gigantesque toboggan dans la maison familiale. Sans le savoir, il va affecter la cohérence de cet univers. Les deux familles ne tardent pas à assister à d’étranges événements. Un ptérodactyle fait son apparition dans le ciel et des fantômes arpentent soudain les chemins du parc. Un jour, René découvre que son toboggan ouvre des fenêtres temporelles. Et si cette invention pouvait apaiser les blessures et les déchirements ? Et si les...

Le Retour

Éditeur : Cornélius
Scénario : Bruno DuhamelDessin : Bruno DuhamelAuteur : Antoine Cossé
Genres : Récit de vie
Public : À partir de 12 ans
Prix : 24.50€
- ZOO
5.0
Scénario
5.0
Dessin
5.0

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Le synopsis de l'album Le Retour
La critique ZOO sur l'album Le Retour
Cristobal, artiste à succès, revient sur l’île où il a grandi. Il veut la préserver pour en faire une œuvre d’art à part entière, un lieu dédié à la nature. Projet fou, mégalomane, dictatorial pour certains, projet artistique visionnaire pour d’autres. Après des années de travail, les ennemis de Cristobal se comptent par dizaines : la mort brutale de l’artiste paraît suspecte. Une enquête artistique à ne pas manquer !
Dans un reportage télé, Cristobal explique sa vision de ce qu’est un artiste. Quelques temps plus tard, on retrouve son corps dans sa voiture accidentée. L’importance du personnage pour l’île oblige les autorités à diligenter une enquête qu’elles souhaitent la plus discrète possible.

Comme le souligne l’auteur dans sa préface, Le Retour s’inspire très librement de l’action de César Manrique sur l’île de Lanzarote aux Canaries. Les clins d’œil fréquents aux différents projets de César Manrique n’empêchent pas le récit de les dépasser. Le héros, Cristobal, a une telle épaisseur qu’il fait vite oublier l’inspirateur. Au fil de l’enquête, sa biographie se dévoile faisant jongler le lecteur entre l’admiration d’une vision inspirante et le rejet d’une mégalomanie. Le récit fait aussi affleurer les dictatures de l’art et de l’argent, qui n’est jamais très loin, imposées à l’île.
Egalement au dessin, Bruno Duhamel, offre aux caractères de ses personnages des postures et expressions maîtrisées. La présence forte et réussie de l’île, sa nature, des œuvres d’art et architecturales les hisse au rang de personnage clés de la BD. L’inversion des codes habituels de la colorisation avec un présent en monochrome beige et un passé aux multiples couleurs ajoute à la beauté de cet album.
L’enquête autour de ce Retour est à lire sans attendre...
Haut de pageCommentaires et critiques (3)
Une île volcanique perdue est la proie d'entrepreneurs immobiliers avides liés au tourisme. Un artiste, Cristóbal, à la renommée internationale, mégalomane, autoritaire et natif de l'île décide d'en faire une oeuvre totale, sorte de Land art géant, pour la protéger des prédateurs de la société de consommation. L'album raconte ce projet utopique. Le récit croise une enquête sur la mort suspecte de l'artiste , traitée en monochrome, avec son récit biographique en flash backs haut en couleurs...
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Qui mieux que Bruno Duhamel sait aussi bien dessiner des personnages puissants aux allures d'Hemingway !? Des épaules larges et massives, un regard déterminé - fier, fort et fou - ce Cristóbal est inspiré de César Manrique sur l'île de Lanzarote, et donne envie d'en apprendre plus sur le modèle qui a déclenché cette fiction dessinée. La couverture et la composition des pages sont de très belle facture, tout à fait en écho avec son sujet plein de questionnements sur la place et la valeur de l'art, sur le rôle de l'artiste et son engagement social et politique, sur les démons et les dérives de la création. L'auteur signe là un "retour" magistral à la BD qu'il a voulu un temps quit
Le 16/02/2022 à 14h09


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