Dietz, la quarantaine, père de famille, est ingénieur et prof de Judo. Un été, il embarque Volker, musicien apathique et cleptomane notoire, dans un road trip direction Leipzig pour rejoindre Acki. Dès le début, le tant attendu week-end de retrouvailles déraille quand leur vieux copain d'enfance demeure introuvable. Depuis leur chambre d'hôtel, les recherches s'organisent. La visite au musée dérive vers la tournée des bars, le duo insolite vagabonde dans le dédale des rues de Leipzig à la recherche d'Acki, mais ils n'ont pas son adresse actuelle et celui-ci reste aux abonnés absents.
Dans sa nouvelle bande dessinée, Max Baitinger questionne la survivance de l'amitié dans la durée, l'absurdité et la fragilité des choses qui nous lient. Dietz incarne la ténacité de ceux qui s'accrochent au passé, insensible au temps qui passe et change les relations. Le personnage, en voulant réunir le triangle amical original, poursuit une chimère, un doux rêve, qui ne...

Acki

Max Baitinger, Elisabeth Willenz
Éditeur : L'employé du moi
Auteur : Max BaitingerTraducteur : Elisabeth Willenz
Prix : 24.00€
- ZOO
5.0
Scénario
5.0
Dessin
5.0

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Le synopsis de l'album Acki
En attendant Acki
Dietz est un quadragénaire efficace et impliqué aussi bien dans sa vie de famille que dans son travail ou au sein de son club. Quand il s’agit d’organiser une virée entre amis tout semble donc sous contrôle. Après avoir récupéré Volker, il prend la direction de Leipzig pour retrouver le troisième membre du groupe, Acki. Mais une fois sur place, ce dernier manque à l’appel.

Extrait de Acki, par Max Baitinger © L'employé du moi, 2026
Allo ? Il y a quelqu’un ?
Une fois posé le pied dans la cité allemande, le lecteur comprend vite qu’il ne rencontrera jamais Acki. Dietz lui laisse inlassablement des messages vocaux tandis que ses échanges avec à sa femme et son patron ne se font que via son smartphone. En fait, le seul proche physiquement à ses côtés reste étrangement silencieux. L’accolyte aurait-il compris la relation ambiguë entre Dietz et Acki ?
« T’es taré mais je t’aime quand même. On se voit encore de temps en temps alors j’espère que tu le sais. »
Une séquence émouvante où Dietz accepte son ami tel qu’il est avec ses défauts. Parce que sous ses airs de père de famille idéal, d’éducateur sportif dévoué ou d’employé modèle, notre héros semble vivre une crise de la quarantaine discrète mais bien présente. Et le livre réussit le tour de force de nous faire partager son malaise.

Le livre dégage une mélancolie sourde © L'employé du moi, 2026
Au-delà des songes ou des passages fantasmés, le livre fonctionne globalement comme une BD mentale. Les cases reflètent les états émotionnels des personnages qui évoluent parfois dans des univers sans décors, comme coupé du monde. Le trait se fait alors plus fin tendant vers une épure des plus esthétiques.
Si le comique, déjà présent dans les BD précédentes de Max Baitainger, subsiste, il se fait cette fois-ci plus discret. Le livre dégage une mélancolie sourde. Acki confirme la singularité de son auteur et propose une réflexion sensible sur l’amitié et sur le temps qui passe.

Acki confirme la singularité de son auteur, Max Baitinger © L'employé du moi, 2026
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