ZOO

Je suis la dernière elfe

couverture de l'album Je suis la dernière elfe

Éditeur : Casterman

Scénario : Martin QuenehenDessin : Marion Mousse

Prix : 25.00€

  • ZOO
    note Zoo4.0

    Scénario

    4.0

    Dessin

    4.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album Je suis la dernière elfe

Quand la dernière Elfe doit choisir entre quitter un monde à bout de souffle… ou le sauver. L’éternité, c’est long, surtout vers la fin. Lif, la dernière Elfe sur Terre, le sait bien : à 1 534 ans (et toujours avec une tête de teenager), elle en a plus qu’assez. Mais, alors qu’elle est sur le point de se foutre en l’air, elle découvre à Paris un moyen de rentrer chez elle : la légendaire épée Tyr… en même temps qu’une clique de néo-nazis à la recherche du pouvoir absolu. Aiguillonné par Jean, un jeune journaliste audacieux, Lif va alors devoir choisir entre fuir notre planète déglinguée et se battre pour sauver l’humanité…


Ragnarök and drug

Lif est une jeune femme qui vit en colocation avec Wafa, une ex-taularde. Dealeuse de drogue, le lembas, elle vit de client en client, de galère en galère. Un détail : Lif est une elfe, une vraie de vraie, qui attend le Ragnarök. Et son prochain client s’appelle « Skuld » … un pseudonyme islandais.

Prenez J. R. R. Tolkien (Le Seigneur des anneaux), Mike Mignola (Hellboy), la gauche et l’extrême droite françaises actuelles (2026). Fouettez-les dans un shaker et vous obtenez le savoureux mélange concocté par Marion Mousse et Martin Quenehen.

Je suis la dernière elfe

Extrait de Je suis la dernière elfe, signé Marion Mousse et Martin Quenehen © Casterman, 2026

Je suis la dernière Elfe est un curieux mais pertinent mélange d’actualité politique et de mythologie nordique qui vaut le détour. Le personnage principal a beau être une créature fantastique, dans notre monde, elle est une laissée-pour-compte, comme les innombrables âmes défavorisées qui jonchent une société ayant fait des inégalités sa marque de fabrique !

Je suis la dernière elfe

Adapter la fantasy à la modernité la plus quotidienne requiert un graphisme qui ne craint pas les contrastes © Casterman, 2026

Les elfes sont de gauche

Adapter la fantasy à la modernité la plus quotidienne requiert un graphisme qui ne craint pas les contrastes : le style de Mike Mignola est indubitablement la meilleure référence que Marion Mousse pouvait prendre pour dessiner cette histoire. Certains lecteurs pointeront peut-être ce choix comme une facilité, et je ne leur donnerai pas complètement tort : un peu plus d’originalité par rapport à la référence américaine aurait été bienvenue.

Je suis la dernière elfe

La violence sociale implique une violence graphique : en couleur, cela donne du contraste © Casterman, 2026

Cependant, il faut reconnaître la grande pertinence graphique, qui entre en symbiose avec le propos. Car dentelle et lyrisme ne sont plus d’actualité pour raconter le mal-être des individus, la crise écologique et les inégalités. La violence sociale implique une violence graphique : en couleur, cela donne du contraste.

Je suis la dernière elfe

Je suis la dernière elfe est un curieux mais pertinent mélange d’actualité politique et de mythologie nordique © Casterman, 2026

Article publié dans ZOO Le Mag N°110 Mai-Juin 2026



Les 2 actualités autour de l'album Je suis la dernière elfe

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants