Le yéti existe-t-il ? La main de Pangboche qui en serait la preuve est l’objet de toutes les convoitises. Taymans joue avec les mythes pour cette course-poursuite de Katmandou à l’Himalaya, lieux qu’il affectionne particulièrement et auxquels il rend ainsi hommage.
Le personnage de Roxane est un condensé de Tintin et du Capitaine Haddock : toujours prête à partir à l’aventure, mais vraiment râleuse © Editions du Tiroir, 2026
Roxane Leduc est apparue dans deux épisodes des aventures de Caroline Baldwyn, série fétiche d’André Taymans, avant de s’envoler de ses propres ailes dans un spin-off, toutefois entravé par un destin éditorial compliqué. André Taymans donne une nouvelle visibilité à son héroïne québécoise avec un diptyque réuni en intégrale : La main de Pangboche.

Le yéti existe-t-il ? La main de Pangboche qui en serait la preuve est l’objet de toutes les convoitises © Editions du Tiroir, 2026
Le personnage de Roxane est un condensé de Tintin et du Capitaine Haddock. Toujours prête à partir à l’aventure, mais vraiment râleuse. En lisant cette histoire, on pense volontiers à Tintin au Tibet. L’ombre du Yéti (donc celle de Hergé) plane au-dessus de la quête de la blonde héroïne. Avec en plus une dimension fantastique associée au mythe du royaume souterrain de l’Agartha qui relierait les continents entre eux. Là, on est davantage du côté de Blake et Mortimer, auxquels André Taymans fait d’ailleurs directement référence au détour d’un dialogue.

Le lecteur découvrira-t-il au fil des pages à quoi ressemble le yéti ? Suspense… © Editions du Tiroir, 2026
L’intrigue tourne autour de la main de Pangboche, gardée dans un monastère, et qui serait la main momifiée d’un yéti. Taymans s’est inspiré de cette légende (une expertise a démontré qu’il s’agissait en fait d’une main humaine) pour imaginer un récit tel qu’il les affectionne. Roxane va croiser la route d’un certain nombre de personnages, amicaux ou hostiles. Beaucoup perdront la vie. On le regrette parfois. Mais le rythme étant soutenu, à l’image du trekking pratiqué par la jeune femme, on n’a pas forcément le temps de s’appesantir.
Le dessin est précis, comme toujours avec Taymans, très documenté. Il faut dire qu’il voue une vraie passion pour le Tibet, qu’il connaît bien par sa pratique de la randonnée. Les nombreux décors montagneux ainsi que ceux des villes (Katmandou, bien sûr) et villages traversés ont donc le parfum de l’authentique. A noter qu’il s’agit de la première histoire réalisée en couleur directe par l’artiste.
Le lecteur découvrira-t-il au fil des pages à quoi ressemble le yéti ? Suspense…