ZOO

Freux

couverture de l'album Freux

Éditeur : Blueman

Scénario : Tony ZwaldDessin : Tony ZwaldAuteur : Coloriste : Tony Zwald

Prix : 15.00€

  • ZOO
    note Zoo5.0

    Scénario

    5.0

    Dessin

    5.0
  • Lecteurs
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Le synopsis de l'album Freux

L’existence même du freux, le corbeau, est depuis toujours, pour le meilleur et pour le pire intimement liée à l’homme. Menacé en permanence sur le champ de culture, il règne fièrement sur le champ de bataille, ignoré de tous, tel un spectateur de la folie humaine à la recherche d’un ennemi extérieur qui n’existe pas… Ici-bas, un croassement symbolise l’obscurité de l’âme…


La critique ZOO sur l'album Freux

Sur le front allemand, en 1916, deux hommes qui se tiennent dans la boue, au creux de leur tranchée, qui ne comprennent plus ce qu’ils font là, qui observent la mort qui se tient non loin d’eux, sous l’apparence d’un corbeau, d’un freux…

Tony Zwald revient en force avec cet album discrètement sorti aux éditions Blueman, un album qui, pourtant, ne laisse personne indifférent, une fois que l’on ouvre la première page.

Freux

On plonge dans cet album comme dans une sorte de brouillard pesant, sec comme le dessin lui-même qui évoque les contrastes forts d’un univers sans avenir, sans fioriture, presque postapocalyptique dans l’esprit © Blueman, 2026

Dès le début, le corbeau plane au-dessus de ce décor ravagé, entremêlé de barbelés. Il observe ces hommes que rongent la folie et la résignation, pataugeant dans la boue, repoussant les rats qui viennent grignoter le cuir de leurs bottes, vermine omniprésente qui n’attend qu’un dernier souffle pour venir se repaître. Ces jeunes soldats essayent de ne plus regarder ces corps qui les hantent, le regard vide, figés dans un dernier geste affaissé, le casque percé. Ils tentent de se réchauffer en oubliant qu’ils ne sont guère plus qu’un vulgaire pion placé là, tout juste bon à se jeter dans la gueule du loup sans rien dire, sous les ordres déshumanisants d’une hiérarchie qui ne fait même pas semblant de s’en inquiéter.

Freux

Dès le début, le corbeau plane au-dessus de ce décor ravagé, entremêlé de barbelés. Il observe ces hommes que rongent la folie et la résignation, pataugeant dans la boue © Blueman, 2026

Tony Zwald observe la désillusion de ces jeunes hommes qui ont peur, qui ne pensent même plus aux raisons de tout ça, impuissants devant la mort, devant cette guerre qui n’a plus aucun sens. La mort rôde sur tout l’album, l’irréversible dénouement à ce cauchemar, dans le silence d’un champ de bataille brisé parfois par un coup de feu ou le croassement de ces « freux », symbole charognard d’une réalité qui rattrape ces innombrables victimes.

Freux

Tony Zwald transcende son sujet, il nous transmet la noirceur d’un univers sans illusion où l’on regarde, en retrait, des hommes qui sombrent, brisés par ce qui s’abat sur eux, par le sentiment de n’être plus rien, oubliés de tous © Blueman, 2026

On plonge dans cet album comme dans une sorte de brouillard pesant, sec comme le dessin lui-même qui évoque les contrastes forts d’un univers sans avenir, sans fioriture, presque postapocalyptique dans l’esprit. On pourrait entendre le vent qui souffle, sentir l’odeur des obus, les remontées crasseuses et nauséabondes sous les pieds de ces jeunes hommes tremblants.

Freux

Tony Zwald observe la désillusion de ces jeunes hommes qui ont peur, qui ne pensent même plus aux raisons de tout ça, impuissants devant la mort, devant cette guerre qui n’a plus aucun sens © Blueman, 2026

Tony Zwald transcende son sujet, il nous transmet la noirceur d’un univers sans illusion où l’on regarde, en retrait, des hommes qui sombrent, brisés par ce qui s’abat sur eux, par le sentiment de n’être plus rien, oubliés de tous.

On repense à cette expérience de lecture en refermant la dernière page. Une claque, un malaise, quelque chose qui ne part pas tout de suite.


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