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Trompe la mort

couverture de l'album Trompe la mort

Éditeur : Dargaud

Scénario : Alexandre ClérisseDessin : Alexandre ClérisseAuteur : Coloriste : Alexandre ClérisseTraducteur : Alexandre Fournier

Collection : Long Courrier

Genres : -, Humour

Public : À partir de 12 ans

Prix : 14.99€

  • ZOO
    note Zoo3.0

    Scénario

    2.5

    Dessin

    4.5
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album Trompe la mort

Marcel est à la retraite et veuf. Il aime dire au cimetière du village que son heure n'est pas encore venue. Il tombe un jour sur un clairon qui lui rappelle le sien et la guerre. Cette '' drôle de guerre '' qui s'est achevé par la débâcle, au cours de laquelle il perdit son instrument. Marcel s'est mis en tête de trouver son clairon quand sa petite-fille passe le voir. Andréa est à la tête d'une petite entreprise : elle conduit un bus qui va de village en village, en prenant son temps. Le grand-père et la petite-fille partent de concert à la rechercher de l'instrument et des souvenirs de cette période troublée.


La critique ZOO sur l'album Trompe la mort

Présenté comme un running-gag à la fois étrange et grotesque, Trompe la mort de Shotarou Taguchi suit l'histoire de lycéennes sur le trajet du retour, victimes d'événements abominablement comiques.

À la suite d'un typhon, deux lycéennes font le trajet ensemble pour rentrer chez elles. Membres du même club - un club que l'auteur s'amuse à nous faire deviner entre chaque chapitre -, l'une d'entre elles est la capitaine, et se préoccupe avant tout de l'atmosphère étrange qu'elle semble observer depuis que la tempête a pris fin. Elle prétexte alors le besoin de sermonner l'une de ses coéquipières, afin que celle-ci l'accompagne, et l'avertit sur ses excès de colère, qui se manifestent à la moindre provocation, ainsi que sur son besoin conséquent de fracasser tout ce qui bouge (ce qui se révélera plutôt utile par la suite).

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Présenté comme un running-gag à la fois étrange et grotesque, Trompe la mort de Shotarou Taguchi suit l'histoire de lycéennes sur le trajet du retour, victimes d'événements abominablement comiques © 2018 - Taguchi Shoutarou / SHOGAKUKAN

Sa coéquipière, au visage figé qui ne laisse transparaître aucune émotion, s'exprime surtout à travers la colère qu'elle décharge à la moindre occasion. Tandis que, froussarde sur les bords, la capitaine refuse d'admettre qu'elle a peur, et qu'être accompagnée par son amie la rassure. Et pour cause : en dépit de sa garde du corps, elle finit toujours par mourir, attaquée par différents monstres qui choisissent de la hanter quotidiennement.

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Le duo est attaqué par différents monstres, qui les hantent quotidiennement © 2018 - Taguchi Shoutarou / SHOGAKUKAN

Pour quelle raison ces entités se manifestent-elles ? Serait-ce le typhon qui les ont emportées jusque là ? Pourquoi s'en prennent-elles à la capitaine ? Un semblant de réponse est introduit dans la première moitié du récit, avant d'être évacué par la seconde partie qui n'offre aucune suite cohérente avec ce qui était sous-entendu au départ. Le lecteur s'en trouve confus, et il devient assez difficile de suivre l'auteur dans sa narration. Pour autant, chaque trajet réserve son lot bienvenu de surprises : des monstres grotesques surprennent le duo de manière toujours plus inventive, et leur design est absolument fabuleux. Le dessin de l'auteur, réaliste, précis et captivant, rachète l'aspect redondant de la narration.

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Des monstres grotesques surprennent le duo de manière toujours plus inventive, et leur design est absolument fabuleux © 2018 - Taguchi Shoutarou / SHOGAKUKAN

Trompe la mort est donc une fable horrifique dont le caractère burlesque se mêle au fantastique. Le comique et l'absurde s'entremêlent et personne ne s'en étonne plus, le bienheureux duo finit par accueillir les événements avec flegme, et le calme, une fois revenu, devient suspect. L'auteur laisse entendre qu'une suite est possible, espérons que l'on brise enfin le carcan.



L'actualité autour de l'album Trompe la mort

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