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47 Cordes - T1 : 47 Cordes - Première partie (Novembre 2021)

couverture de l'album 47 Cordes  - Première partie

Série : 47 CordesTome : 1/1Éditeur : Glénat BD

Scénario : Timothé Le BoucherDessin : Timothé Le Boucher

Collection : 1000 Feuilles

Public : À partir de 12 ans

Prix : 25.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.5

Dessin

4.5

Auteur ayant plus d’une corde à son arc (narratif), Timothé Le Boucher aborde dans 47 cordes sous un angle très contemporain les thématiques de la séduction et de l’identité. Un voyage pour le moins singulier, voire pluriel.

Timothé Le Boucher est de retour avec le premier tome de 47 cordes, une histoire étrange et envoûtante sur le désir mais aussi sur l’identité, sujet récurrent dans son œuvre. Ambroise est un jeune harpiste qui cherche sa place dans son orchestre comme dans sa vie en société. Mais il ne semble pas préoccupé par sa vie amoureuse. Il semble indifférent aux jolies femmes qui tentent de l’aguicher. Ambroise ne semble pas attiré non plus par les hommes. Toutefois, il va finalement tomber amoureux d’une cantatrice fantasque et plus âgée que lui. Celle-ci le prend sous sa protection et lui lance 47 défis, prix pour obtenir les 47 cordes de la harpe de ses rêves.



47 cordes - première partie

47 cordes - première partie
© Glénat, éditions 2021

Mais ce qui rend cette histoire particulière, c’est que le jeune homme est la cible d’une métamorphe, créature pouvant prendre l’apparence physique de qui elle veut. Les métamorphes, êtres amoraux voire dépravés, prennent plaisir à jouer avec les humains, sans bien sûr que ces derniers n’en aient conscience. Cependant, celle qui a jeté au départ par jeu son dévolu sur Ambroise va peu à peu être réellement séduite. Elle joue un jeu dangereux, et à vouloir multiplier les personnalités pour posséder pleinement le jeune musicien, elle risque de se prendre à son propre piège.

Timothé Le Boucher use de son dessin sensuel pour nous faire entrer dans cet univers de séduction vénéneuse et de faux-semblants, parfois oppressant, et il y réussit très bien. Plus que copieux (374 pages !), ce récit se lit d’une traite. Autant prévoir un peu de temps devant soi quand on initie sa lecture ! L’approche très contemporaine sur l’identité sexuelle, le désir, montre que son jeune auteur est pleinement inscrit dans son temps. Il plaira aux lecteurs de sa génération (mais pas que) et constitue une clé d’entrée pour ceux qui ont du mal avec les codes de la jeunesse actuelle.



47 cordes - première partie

47 cordes - première partie
© Glénat, éditions 2021

La suite dans un an si tout va bien, et l’auteur nous promet une accélération des événements !

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